C’est Jean Lacornerie qui a réussi à donner cette coloration très remarquable de théâtre musical à la Renaissance, le théâtre qu’il dirige à Oullins. Il en a fomenté, encore cette année, une programmation éclectique, quelques œuvres du répertoire classique, et surtout des artistes à la démarche excitante… Quant à lui, il présentera 2 créations originales. D’abord un cabaret, comme il aime, pour Noël, et puis, avec l’Opéra de Lyon, une grosse commande : un spectacle autour des femmes dans l’œuvre de Mozart. Le metteur en scène oullinois n’en sera d’ailleurs pas à sa 1re expérience avec l’institution lyonnaise, qui lui commande des œuvres avec régularité, maintenant. Théâtre de la Renaissance, à Oullins
ANNE COUREL “Du grain à moudre”
Après un parcours très riche – d’une expérience rurale, dans l’Ain, à une résidence plus récente à Bourgoin-Jallieu (Isère), en passant par moult grandes villes –, la metteuse en scène iséroise Anne Courel, directrice de la compagnie Ariadne, remplace Jean-Louis Sakur à la direction du centre culturel Théo-Argence, à Saint-Priest. Elle voit le lieu en maison du peuple et propose une programmation très marquée par le théâtre et le texte. Rendez-vous le 24 septembre pour la présentation de saison.
(5 questions à) NINA HAGEN
Ravis et à la fois surpris de vous voir revenir en France, nous nous interrogeons quant à vos derniers projets ? Salut à tous ! J’ai fini par être baptisée l’an dernier en Allemagne dans une communauté chrétienne pacifiste, et j’ai écrit dans la foulée un livre [ndlr : Confessions, inédit pour l’instant en France] retraçant ma vie façon road-movie, en grande partie consacrée à la recherche de Dieu. Et comme je crois l’avoir rencontré lors d’une near death experience alors que j’étais seulement âgée de 17 ans, j’ai depuis dédié mon existence à Jésus. J’ai également enregistré ce printemps un nouvel album à consonance plutôt gospel, que j’ai justement intitulé Personal Jesus… Nina Hagen en concert au Fil le 6 octobre.
FESTIVAL D’AMBRONAY Pleins feux sur les Ombres
Alors que c’est une mer (presque) fermée – la Méditerranée – qui l’inspire, le Festival de musique baroque d’Ambronay continue de jouer l’ouvertu-re : sa 31e édition sera marquée par le lancement des résidences “Jeunes ensembles”, dans la lignée du travail engagé depuis 1993 au sein de son Académie baroque européenne. Les 4 ensembles accueillis pour cette 1re résidence – les Ombres, Chiome d’Oro, Estampes et les Esprits animaux – donneront des concerts-surprises tout au long du Festival, mais seul l’un d’eux, les Ombres, a eu le privilège d’enregistrer un CD (Concert chez la reine) qui inaugurera la toute nouvelle collection “Jeunes ensembles” d’Ambronay Éditions, cette année également. Fondé et dirigé par Margaux Blanchard (viole de gambe) et Sylvain Sartre (flûte traversière), l’ensemble Les Ombres donnera le 2 octobre L’Offrande musicale de Bach. Une œuvre de grande envergure, destinée à mettre leurs talents en lumière ! Festival d'Ambronay, 10 septembre au 3 octobre
WOODSTOWER
Un week-end au bord de l’eau, annoncent-ils ! Woodstower remet donc allègrement le couvert, pour 3 jours de festivités au parc de Miribel-Jonage, entre musiques et arts de la rue. Depuis ses débuts, il y a 12 ans, le festival a toujours tenu à proposer une programmation en 2 temps : faisant la part belle, en journée (et c’est gratuit), aux spectacles et performances de rue dans une chaude ambiance de guinguette – sont d’ores et déjà annoncés les Transformateurs, Théâtre Group’, les Bleus de travail (etc.) – avant de laisser place, dès 19 heures, à une programmation 100 % musicale qui mise toujours sur l’éclectisme et la qualité. Avec une affiche 2010 peut-être plus compacte et une identité musicale plus affirmée. Festival Woodstower, du 3 au 5 septembre, Grand Parc de Miribel Jonage
THE GOOD DAMN
Après s’être volontairement essayé à la traversée du désert, le trio lyonnais vient enfin de faire paraître un superbe 1er album qui aurait pu servir de bande originale à, pêle-mêle, The Night of the Hunter, Blue Velvet, Dead Man et O’Brother. Son de cathédrale et imagerie type western électrique avec ses complaintes de loosers magnifiques, c’est finalement le titre de ce LP 10 titres – I can walk with my broken leg – qui nous plante le décor. Rendez-vous pris avec Gérald (chant, guitares) dans le vide carbonisé de la vallée de la mort, à quelques encablures du totem cabalistique qui orne la pochette du disque. Le 3 septembre à Grnd Zéro Gerland et le 24 au Foxtrot (Lyon 7).