Silvain Vanot

Silvain Vanot donne de temps en temps de ses nouvelles. Sept ans d’absence. J’étais curieux d’entendre ce nouvel opus, parce que, outre l’univers personnel de Vanot, sa position de solitaire, cette tendance à marcher à contre-courant et cette voix un rien gracile, le chanteur-musicien n’est pas toujours là où on l’attend. Bref, Silvain Vanot, ce n’est pas Bénabar. Pour cette dernière livraison, Bethesda (Megaphone), l’intrépide Vanot marche toujours sur les traces du rock indépendant, avec un petit penchant vers le free et de belles atmosphères. Pour compagnons de route, l’immense John Greaves aux multiples claviers, Renaud Gabriel Pion aux clarinettes, Iain Templeton aux batteries, B.J. Cole à la steel guitar et Vanot à la guitare, au sitar, au métallophone… Onze chansons parfaites, qui sonnent et résonnent de ces abondantes influences, et l’on n’est pas loin de toucher une sorte de grâce, mais c’est sûrement dû au lieu de l’en-registrement ou à la référence du titre du CD. De la souplesse avec Implacable ou Hawaii, de la tension avec Les Cloches de l’amour, le disque finit sur Les Fleurs, un morceau sur fond de sitar, magnifique. Le 6 novembre au Ninkasi Kafé

Bruno Pin

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