SCUL HAZZARDS

Un an après le formidable Let them sink, les Australiens de Scul Hazzards reviennent avec un 2e album tout aussi massif et jouissif. Landlord (Rejuvenation / Bigoût Records) reprend exactement les mêmes bases que son prédécesseur, à savoir un noise rock monstrueux et poisseux à cheval entre l’hé-ritage d’Amphetamine Reptile Records – pensez avant toute chose à feu Hammerhead – et celui de Chicago, les groupes de Steve Albini and Co en 1ere ligne. D’ailleurs, sur scène, Scul Hazzards reprend le très emblématique Kerosene de Big Black de fort belle manière, et on ne saurait avoir meilleur goût en la matière. La matière, justement, c’est celle d’une rythmique sèche et saccadée, d’une guitare qui appuie là où ça fait mal et d’un chant de braillard impénitent. Mais les déflagrations de Scul Hazzards ne seraient rien sans cette basse énorme qui vous tatane le cortex avec un sens bien établi du roulis et du tournis, on n’est pas là pour rigoler. Les mélodies sont rachitiques, pour ne pas dire superflues, et les soli de guitare sont inexistants (ou alors ils font 3 notes). Ce qui compte dans ce Landlord, c’est bien la grosse calotte qu’il inflige à l’auditeur, punk as fuck. Et histoire de coller à l’actualité, signalons que les Scul Hazzards seront en concert au Sonic de Lyon le 2 octobre prochain, un grand moment de poésie en perspective.

Guillaume

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