FILASTINE

C'est la bande-son idéale pour décrocher du quotidien. La fenêtre grande ouverte du mois d'octobre. Le crash des genres, un pied dans les musiques électroniques, la tête dans les étoiles… Filastine devrait faire tourner les corps et les esprits. On l'attend sur scène, le 2 novembre au Riddim Collision. En attendant le bonhomme sur scène, jetez-vous sans retenue sur cette galette aux effluves d'Orient en passant par les Balkans. Ça booste de l'intérieur, l'art du bruit, la prise de son des rues, les performances des musiciens, les voix somptueuses. Paré pour la grande fusion.
La musique s'évade, les rythmes sont d'une incroyable complexité et d'une grande diversité. Il faut dire que Filastine est aussi un percussionniste énergique, fondateur de l'Infernal Noise Brigade, batucada qui parcourt de ses percussions tribales les manifs anti-G8, histoire de mettre un peu la pression. Le garçon sait manier avec brio le mix. Les violons, les flûtes et ce formidable Dance of the Garbageman. On est scotché devant un tel détournement de sonorité. Bali, Pakistan, Inde… partout et ailleurs en même temps. Un des pieds musical du mois. Une musique d'activiste qui prend racine dans la rue et qui fout un coup de pied dans le cocotier doré de certaines musiques du monde. Filastine (Jarring Effects/Discograph).

Bruno Pin / Octobre 07

Filastine

Deuxième volet sonore de Filastine, producteur et percussionniste ayant mis depuis belle lurette les pieds et les oreilles dans la marmite de la sono mondiale. Après un 1er album assez parfait, voici Dirty Bomb (Jarring Effects / Discograph) en suite logique de Burn it. On retrouve le style de Filastine, ce mélange de musique électronique, de hip-hop, des Balkans, des prises de sons de rues et d’ambiances qui font la planète sonore du XXIe siècle, et cette osmose qui naît de ces rencontres. Grenade, Marrakech, Kyoto, Lyon, Seattle, Tucson, Berlin… Filastine tisse sa toile sonore en gentleman araignée, toujours en bonne compagnie. On croise une Gitane grandiose (La Perla), un aborigène australien (Wire MC), des guitares acoustiques et du gros son. Dirty Bomb est comme un œil ouvert sur une partie de la Terre, celle d’une génération qui recherche un nouveau souffle.

Bruno Pin/ Février 09

 

Retour index CDs