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1999

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  FEVRIER N°35  



 

Tue Loup

Les cinq Tue-Loup ont déboulé sur les scènes françaises, un peu à l’improviste. De ce nom de ferme au fond de la Sarthe, ils en ont fait un nom de groupe, à l’esthétique porteuse et prometteuse. Le groupe naît au terme d’une soirée un peu arrosée (au calva, certainement !) et sort un premier album autoproduit. Ensuite, il y aura La Bancale et la signature chez Pias. Histoires et secrets de groupe avec Robin, le 5ème larron du groupe.

Tue-Loup, comment cela se passe-t-il au niveau du travail : composition, musique ?
Très simplement et naturellement. Généralement, les textes arrivent avec Xavier. Il a une ossature de chanson, avec un texte et une mélodie. Comme il n’écrit pas les paroles, qui lui trottent dans la tête, on a du mal à comprendre ce qu’il dit. A la limite, les textes et les paroles, ce serait un peu secondaire dans la composition. Puis il chante son truc avec sa petite guitare. A partir de là, un autre coup de gratte, un peu de basse. Au niveau du son, je fais en fonction de ce que j’entends.
Dans un environnement musical français qui compte pas mal de groupes qui chantent en français, quelles seraient les caractéristiques propres de Tue-Loup ?
D’abord éviter de trop se prendre la tête, c’est quelque chose d’assez important que l’on retrouve à tous les niveaux, faire les choses le plus simplement possible. Ensuite à partir de là, être fidèle à ce qui est donné au départ, à savoir les textes, la façon d’imaginer cela, de concevoir la chanson aussi pendant les répétitions. Essayer de prendre les choses de la façon la plus simple possible.
Et quel a été pour toi le détonateur de votre succès ? Qu’est-ce qui a fait que brutalement on s’est mis à parler de Tue-Loup ?
Peut-être le fait qu’on boive du calva ! Je ne sais pas. On a du mal à se rendre compte de cette notoriété. On apprend les choses mais avec un certain retard. Bien sûr, cela fait plaisir. C’est un peu comme un conte de fées. Mais je ne sais pas s’il y a vraiment un détonateur. Les gens recherchaient peut-être un peu de ça ? c’est cela la magie. Au départ, Tue-Loup n’était pas du tout un groupe carriériste. C’est indéfinissable, ça s’est fait et c’est formidable.
N’avez-vous pas peur de vous prendre un peu la tête et d’être pris dans l’engrenage du succès ?
Qu’est-ce qui pourrait faire qu’on se prenne la tête : on s’occupe, on rencontre des gens sympas, on voyage dans un petit bus à travers la France, on est toujours bien reçu, en général, on continue à faire la fête après les concerts… : on n’a pas de raison de se prendre la tête !
Nouveau début d’année, quelles sont vos résolutions pour 99 ?
Déjà partis sur la lancée, il y a d’autres concerts; l’enregistrement studio du prochain album (qui est bien avancé dans la composition des chansons. Enregistrement qui se fera dans les mêmes conditions que les autres mais peut-être pas à Tue-Loup ?). Ensuite essayer de faire au maximum tout ce qu’on veut faire.


Affaire à suivre. En attendant, pensez déjà à réserver votre 11 Février à la Salle Paul Avon (Le Teil) avec La Tordue et le 26 mars au Barrel House (Festival Inouïe)

Propos recueillis par Anne Huguet