La
galerie Vrais Rêves propose une exposition à partir du
8 décembre prochain duvres photographiques (ou
plastiques ?) du photographe (plasticien ?) Keiichi Tahara.
Comme son nom vous lindique sûrement, Keiichi nest
pas né en Auvergne et connaissait le maniement des baguettes
avant que vous
nentriez dans votre premier restaurant japonais.
Du pays du soleil levant, Keiichi dit avoir saisi une lumière
voilée et diffuse qui a trouvé un contraste violent
avec celle de notre douce France.
Ces différentes qualités de lumières, ces luminosités
il va les expérimenter dans son travail et littéralement
au travers de son travail ; car si la lumière est un constituant
physique de la photographie, cest aussi lélément
constitutif du regard. Tahara paramètre la lumière de
la prise de vue, du tirage et du dis-positif dans lequel limage
sera rendue visible. Cest évidemment ici que le basculement
dans lart plastique sopère : tirage sur soie (et
non sur soi comme D. Oppenheim), sur pierre, entre deux verres, dans
des caissons
métalliques... le matériau photographique et son installation
dans lespace donne forme à luvre.
Si Tahara sintéresse à voir et à montrer
limage tronquée dune statuaire renaissante, il
intercale le médium
photographique entre une pierre de départ et une pierre darrivée
(voir photo).
Ces installations en transparence (vues à Taragone), film positif
grand format enserré dans deux plaques de verres courbes cernées
dacier (In-Between) déplacent lindice de limage,
vers son ombre portée.
Une esthétique qui frise le maniérisme oriental, peut-être
trop impeccable, silencieux... comme une image.
Pieux ou pas il sera présent le 8 décembre, jour et
nuit de la lumière pour les lyonnais qui pourront admirer à
la Croix-Rousse léclairage des pentes réalisé
par Tahara, avant que de séblouir de la mise en lumière
de la vallée de la chimie (Feyzin) dont Tahara sera le maître
duvre.
Ne venez pas avec votre bougie le jour du vernissage Tahara se charge
de la lumière vous lavez compris.
En ce qui concerne Raymond Viallon, le directeur de la galerie Vrais
Rêves, il se charge lui de faire prospérer ce lieu depuis
une quinzaine dannées. Fourmillant didées
et de passage à lacte, il peut se targuer dêtre
un acteur reconnu de cette nébuleuse photographie plasticienne
qui nous fait aller et venir entre vrais rêves et rêves
vrais, son livre dimage et ses expositions futures vous en donneront
certainement les preuves.
Laurent
Mulot |