JANVIER
N°34
Maguy Marin
Elizabeth Macocco
Sonic Youth
Orlan
FEVRIER
N°35
Les Wampas
Tue Loup
Bob Dylan
Philippe Vincent
Le Masque et la Barbarie
MARS
N°36
Abou Lagraa
Freeture
Iva Bottova
Gilles Chavassieux
AVRIL
N°37
Mick Harris
Martha Rosler
MAI
N°38
Dominique A
High Tone
Jacques Roman
Double Nelson
Maurice G. Dantec
JUIN
N°39/40
Jazz à Vienne
SEPTEMBRE
N°41
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Machine Head
Meï Teï Sho
L'Amphithéâtre de l'Opéra
Bertrand Tavernier
OCTOBRE
N°42
Josef Nadj
Gwenaël Morin
Patrick Bazin
MP3
NOVEMBRE
N°43
Michel Raskine
Fred Bendongué
Gnawa Diffusion
Sang d'Encre
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DECEMBRE
N°44
Keiichi Tahara
Internet outil démocratique |
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Eric Bernath©
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Elizabeth
Macocco
comédienne
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Elisabeth
Macocco participe à l'aventure artistique de l'Attroupement
et de l'Attroupement 2, elle joue pour Denis Guénoun, Patrick
Le Mauff, Michel Raskine et bien sûr Dominique Lardenois avec
qui elle fonde la Cie Théâtre et Faux-Semblants en 94.
C'est la même année qu'ils prennent la direction du Centre
Léonard de Vinci,
Fière de ces cinq années de direction l'équipe
Macocco/Lardenois continue son travail vers le public, jouant la carte
de la diversité et de la fidélité avec certains
artistes (Josette Baïz, Zic Zazou...). Cette année le
nombre des abonnés dépasse les 1000.
Ce début d'année et la reprise de L'usage de la Vie
de Christine Angot est loccasion d'une rencontre avec Elisabeth
Macocco
S'il est des pièces qui ont marqué le paysage théâtral
dans notre région la saison dernière, l'Usage de la
Vie fait assurément partie de celles-ci. La presse ne s'y est
pas trompée, chacun poussant le spectateur à aller voir
cette pièce, reconnaissant le talent de comédienne d'Elisabeth
Macocco, sans oublier la mise en scène de Dominique Lardenois.
Christine Angot écrit ce que d'autres taisent ou osent à
peine chuchoter. Pour se faire entendre, quelque fois il faut crier
plus fort que les autres. Ecrire sur l'inceste relève du défi.
Une pièce forte qu'il faut aller découvrir en ce début
d'année.
Comment s'est passée pour toi l'immersion dans l'univers
de Christine Angot ?
Ce fut un travail et un plaisir sur la longueur. Ce n'est pas comme
quand on t'amène un texte et qu'on te sollicite pour rentrer
dans le désir d'un metteur en scène. Là, il y
avait depuis un certain temps, l'envie un peu générale
de travailler sur une écriture un peu neuve, un peu directe
comme l'est celle de Christine. Après, le travail du spectacle,
c'est une deuxième chose. Christine avait fait son travail
d'écriture, il a fallu que Lardenois s'en accapare et fasse
sa propre uvre, sa propre marque aussi par rapport à
ce projet, qui jusqu'au moment où le texte est arrivé,
était plutôt porté par moi. Ensuite, c'est moi
qui ai dû rentrer dans l'univers que Lardenois mettait en place.
Comment traiter le rapport au refus de la fiction ?, comment traiter
le rapport entre la pensée et le présent ?, entre le
passé et le moment qui est vécu, le moment de la représentation
? Puisque sa fiction à elle, qui est quand même une fiction,
c'est le rapport à la représentation.
L'Usage part en tournée, c'est une pièce qui fonctionne
bien ?
Oui, en ce début d'année il y a vingt représentations,
ce qui nest pas mal pour un spectacle qui est assez lourd techniquement.
Une tournée principalement en région, avec une incursion
du côté de la Bourgogne. Ensuite nous espérons
faire une reprise parisienne, soit à la rentrée soit
sur la saison 99-2000.
Un autre projet, c'est La vie a deux de Dorothy Parker qui va être
jouée en mai au Théâtre des Marronniers ?
Qui va être lue aux Marronniers et créée dans
sa forme définitive un peu plus tard, pour la rentrée
99.
C'est sous la forme d'une lecture-spectacle ?
Oui, c'est une lecture qui est travaillée, comme Belle du Seigneur
pouvait l'être. Je pense qu'il y aura une deuxième phase
de travail. Le texte s'y prête, c'est un texte étonnant,
c'est très drôle, très caustique et ça
permet vraiment de construire quelque chose de beaucoup plus scénique.
Je crois que Dominique Lardenois s'est accroché avec le texte
et cet univers, il va sûrement mijoter un petit quelque chose
de particulier.
Est-ce qu'il y a des envies de textes que tu n'as toujours pas
joués qui restent en suspend ?
Il y a toujours des tas d'envies quand on aime les textes, que ce
soit dans le répertoire, ou dans ce qui peut s'écrire
aujourd'hui ou qui peut se provoquer aujourd'hui. Je suis une amoureuse
des textes, j'en lis beaucoup, oui, il y en a heureusement.
Et des projets qui n'ont pas abouti ?
Je pense que quand les choses doivent se faire, elles se font. Je
crois que quand il y a une envie, elle prend son temps, elle se développe,
elle travaille. C'est vrai que la thématique qui se développe
en partie avec l'Usage de la Vie, qui est le rapport d'une écriture
contemporaine ou non d'ailleurs, entre ce qui est vécu et comment
ce vécu peut devenir sujet de fiction, c'est une thématique
qui m'intéresse depuis longtemps, que ce soit à travers
des lectures que j'ai faites sur des textes de Romain Gary qui développent
un peu ça, un projet que nous avons mené pendant un
certain temps et qui a abouti à une sorte de lecture-spectacle
amélioré dans lequel il y avait déjà de
la musique très présente et de la vidéo, qui
était un projet sur les Brontë. J'avais lu les 15 000
pages des Brontë et on avait comme ça une sorte d'expérience,
un chantier qui durait deux heures, ensuite pour des raisons diverses,
ce projet n'a pas trouvé son aboutissement. Curieusement, la
thématique a frayé sa route à travers la rencontre
avec Christine Angot et la propre thématique d'écriture
qu'elle développe.
Comment gères-tu ton temps entre ton travail de comédienne
et la direction du Centre Léonard de Vinci ?
Le Centre Léonard de Vinci est prenant, parce qu'il y a beaucoup
de spectacles, parce que ça marche bien, ça se passe
bien avec l'équipe du centre et on est content du travail mené
depuis cinq ans. Ce n'est pas pour rien que nous sommes deux, pour
pouvoir être très présents sur place au moment
des spectacles, mais ça permet aussi à l'un ou à
l'autre de travailler avec d'autres gens.
Le travail avec les compagnons vient de prendre fin, pour toi comment
s'est passée cette expérience de deux ans ?
J'ai eu beaucoup de plaisir à mener cette aventure, il y avait
une dimension dans le projet qui était vraiment très
importante : d'accompagner les compagnons pendant ces deux ans. Quand
on installe quelque chose dans la durée avec des gens qui sont
jeunes, il y avait un rapport à la fois, non seulement d'enseignement,
mais aussi plus de transmission, ce qui est toujours une chose agréable,
et puis aussi le fait que la durée permet de se connaître
vraiment, de rentrer en sympathie plus ou moins avec les uns ou les
autres. Le théâtre c'est aussi un compagnonnage humain.
C'est peut-être une expérience que nous recommencerons,
c'est quelque chose qui nous trotte dans la tête, mais il faut
un temps de latence, les gens ne sont pas interchangeables non plus.
Il faut le temps de prendre du recul pour voir comment l'expérience
peut se renouveler, d'une manière plus forte, comment il faudrait
la réorienter.
Bruno
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