L'année
1999 est marquée par le fort développement médiatique
de l'informatique libre (linux, FreeBSD, ...) ou par l'utilisation
du format MP3 par bon nombre de structures d'édition et d'artistes.
Néanmoins, parallèlement à un tel élan,
des firmes géantes de l'industrie artistique ou quelques stars
du "showbizz" s'insurgent. Révolution pour certains,
sueurs froides pour d'autres, le format MP3 représente bien
plus qu'une simple innovation technologique. Ce format de fichier
est considéré actuellement comme la meilleure façon
de compresser de la musique. Utiliser ce format de fichier ne représente
aucune difficulté, certains logiciels gratuits convertissent
et compressent directement les plages d'un CD Audio en un fichier
MP3 cinq à dix fois moins lourd, en terme de Mega-octets, qu'un
fichier son classique (.wav). Rien d'illégal si cette manipulation
est réalisée pour un compte personnel, à partir
d'un disque acheté dans le commerce. Mais certains ne s'arrêtent
pas là en faisant profiter au monde entier de leur discothèque
en la transférant intégralement sur des serveurs Web,
sans se soucier du copyright. C'est pour cette raison qu'une association
confuse du MP3 à un mode de distribution illégal s'installe.
Si le copyright est censé protéger les droits des compositeurs,
il est paradoxale de constater que la majorité d'entre eux
ne les possèdent pas !
Par exemple, Public Enemy a pris la décision de diffuser la
totalité de son nouvel album sur son site, au format MP3 (MP4
avec vidéo !!!), leur maison de disque Def Jam ayant décidé
de ne pas le produire. Le distributeur Polygram a tôt fait d'imposer
le retrait des fichiers sur le Web. Le compositeur de Public Enemy,
Chuck D, comme bien d'autres, ne possédait pas les droits de
son propre travail, il était donc impossible pour lui de le
publier librement. Après plusieurs frasques judiciaires, cet
album est aujourd'hui disponible ($8 en intégral, 99c par morceau)
sur le même site, sous couvert d'une nouvelle structure institutionnalisée
depuis peu: La Public Enemy Company, qui permet une telle liberté
au groupe, et brûle ainsi les rouages classiques de la justice
américaine. La défense des droits d'auteurs s'organise,
pendant que leur dégriffage se met en place soit par l'artiste
lui-même, soit par bon nombre d'internautes remettant en cause
les questions autour de la propriété intellectuelle.
La musique sur Internet semble donc commencer à rimer avec
découverte facilitée de nouveaux groupes, et tout simplement
avec un accès à la culture pour tous et par tous. Vos
concepts légaux relatifs à la propriété,
à l'expression, à l'industrie, au mouvement et au contexte
ne nous concernent pas. Ils sont fondés sur la matière.
Ici il n'y a pas matière
Johgn Perry Barlow, déclaration d'indépendance du cyber-espace.
A voir :
le site de Public Ennemy :
http://www.public-enemy.com
MP3 - Le format : http://www.multimania.com/mp3/
Le site du MP3 : http://www.mp3.com
Free Audio Music Player : http://www.freeamp.org (pour télécharger
freeamp, un excellent lecteur MP3 gratuit multiplateforme
les
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