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1997

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  NOVEMBRE N°21  



 

Louise Attaque

“J’vis toujours des soirées parisiennes; j’voudrais vivre des soirées belles à Sienne...”
Gaëtan, Robin, Alex et Arno se sont rencontrés il y a 3 ans. Depuis, ils ont tourné, testé leurs chansons en public et fait un premier album éponyme Louise Attaque. Interview un peu à l’arraché avec Arno (violon) entre deux balances et deux concerts (ils sont en tournée à travers la France).

La filiation Violent Femmes / Louise Attaque, c’est important pour vous ?
Quelque chose qu’on a toujours revendiqué. Dès le début. On a toujours voulu faire comme eux. C’est la seule revendication, la seule influence qu’on revendique à 100 %. Après l’histoire c’est d’avoir pensé à Gordon Gano quand on cherchait un producteur, sans vraiment y croire d’ailleurs. On lui a envoyé une K7 et une lettre et il a tout de suite donné son accord.
Y-a-t-il un concept Louise Attaque ?
Pas vraiment. Louise Attaque, c’est un groupe de personnes qui font de la musique ensemble pour faire de la scène et du rock acoustique. Après il y a une histoire autour de ça par l’image, par les dessins que fait Robin, par le personnage de Louise. Simplement pour appuyer la musique.
Louise Attaque, féminin ou masculin ?
Plutôt féminin. Comme les Violent Femmes (3 garçons) qui avaient appelé leur groupe d’un nom de femmes !
Vous êtes réputés pour être un groupe de scène. Que peux-tu dire de vos sensations sur scène ? de vos relations avec le public ?
Quand on joue, on essaie de donner le maximum à chaque fois. Même si le public est un peu froid ou si le son est mauvais. L’émotion est dans l’échange qu’on a avec les gens. Ça nous fait plaisir quand les gens chantent avec nous; ça nous motive pour avoir la patate sur scène. Et ce dialogue-là, cet échange avec le public, il fonctionne bien.
La musique, les compos, ça se passe comment ?
On compose tous ensemble en répét’ souvent. Chez nous c’est plutôt du spontané. On essaie de ne pas se prendre la tête, trouver un truc qui nous plaît à tous les 4. Et c’est ça qui est motivant.
N’est-ce pas énervant parfois d’être comparés à un Brel, Miossec ou Noir Désir ?
Quand c’est Miossec, Brel ou Noir Désir, c’est plutôt positif. Ce sont des gens qu’on aime et écoute. Les comparaisons elles valent ce qu’elles valent ! Avec Brel, à mon avis, c’est plus une façon (pour Gaëtan) de donner sa voix sur scène. Miossec, c’est le côté acoustique et ce goût de la scène. Avec Noir Désir, c’est un peu normal : ils ont influencé leur génération.
Depuis quelques mois, on parle beaucoup de vous. Comment expliquez-vous votre succès alors que d’autres groupes français, sur gros labels et avec de la promo, ne marchent pas ?
D’abord cela vient du fait qu’on a pas mal tourné en France, on s’est déplacé un peu partout. Après il y a un phénomène de bouche à oreille. Notre musique plaît aussi, peut-être, à un public plus large. Ou... Peut-être y a-t-il d’autres raisons que nous ne pouvons pas expliquer.
Comment vivez-vous ce succès ?
On ne s’en rend pas vraiment compte. Notre vie n’a pas changé : on est sur la route, en tournée. Ce qui nous plaît. Le seul truc nouveau c’est que les salles de concerts sont plus pleines et que les gens chantent avec nous.
N’avez-vous pas peur de prendre la grosse tête ?
On va essayer d’éviter. Rester nous-mêmes à faire ce qu’on aime. Continuer à composer et à défendre nos morceaux sur scène. On a fait de la musique pour défendre un certain style de musique....

Propos recueillis par Anne Huguet