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PRINTEMPS HURLANTS !

La 4e édition du festival ligérien, qui se tiendra du 17 au 21 mars, marque un sacré tournant par rapport à ses devancières. En sus de la programmation musicale, que l’on qualifiera de riche et variée, il est effectivement question cette année de monter chapiteau et village associatif en plein centre-ville de Saint-Étienne. Entretien avec Jo Cascina, fondateur du festival.

Le pourquoi du comment de cette 4e édition des Printemps hurlants ?
Nous avions envie de sortir des sentiers battus et déjà de la configuration “salle de concert” pour héberger le festival, sachant que le Fil accueille déjà 60 levers de rideau à l’année. L’idée nous semblait donc plus pertinente de créer un événement dans l’hypercentre, tout en essayant de fédérer les différents publics autour d’une programmation plus large. En revanche, nous essayons toujours, et ce, depuis la 1re édition, de nous servir de la notoriété de certaines têtes d’affiche pour donner de la visibilité aux artistes émergents locaux. Des Printemps hurlants où il est bien sûr question de diffusion (musicale), mais aussi d’actions de proximité type ateliers, stands associatifs, etc.
Ainsi, le festival investit le centre-ville, et je vous cite : “À la bonne heure !
Cela faisait longtemps que nous l’envisagions, et disons que cette année nous avons été un peu plus entendus. “À la bonne heure”, déjà parce que les gens n’auront pas forcément besoin de prendre leur voiture pour venir et qu’il se passera enfin quelque chose en bas de chez eux ! Investir le centre, cela veut dire monter un chapiteau féerique pour les concerts (l’Étoile rouge) ainsi qu’un village associatif qui recevra nombre de structures (par exemple, l’espace Boris-Vian ou Radio Dio) et de collectifs qui font bouger les choses dans cette ville. Ce village sera ouvert de 10 heures à 20 heures à beaucoup d’activités dont des projections (Les Noctambules) et des ateliers de bande dessinée ou de sérigraphie (compagnie Inkoozing), entre autres ! Il y aura également une scène montée en extérieur qui accueillera des concerts gratuits d’artistes du cru dont on n’entend pas trop parler, sauf concernant Da Blague Panthers… Cinq jours de festivités, et pour nous un vrai marathon !
Des festivals qui vous auraient servi d’exemple ?
Pas vraiment. Disons que ce que l’on propose aujourd’hui, c’est un peu le mix des expériences que nous avons connues avec notre structure Salamalek et de ce que nous sommes.
Venons-en à la programmation musicale.
Si au sein de Salamalek nous sommes plutôt amateurs de rock alternatif et d’électro, nous avons décidé d’ouvrir largement cette programmation aux autres couleurs musicales (chanson, rap, dub, reggae, etc.) pour que tout le monde s’y retrouve. Il est bien possible que ceux qui viennent le mercredi écouter la chanson rock imagée de Nosfell ne viendront pas forcément le dimanche pour apprécier le reggae de Danakil… Mais l’idée était de faire un festival résolument éclectique et populaire.
Da Silva, Didier Super, Gérard Baste : quel que soit le genre, il est question de sacrés personnages…
Oui, et qui plus est, des personnages que l’on n’a pas ou peu vus à Saint-É.
Des groupes du cru qui risquent de casser la baraque ?
Peut-être les 2 groupes sélectionnés suite au tremplin que nous avons organisé au Fil cet automne : Lao Experiment, de l’électro qui brouille les pistes, et Lipstick Royale, du rock qui démonte.
À terme, comment voyez-vous l’évolution du festival et quels seraient vos souhaits ?
Je crois que nous sommes maintenant clairement identifiés comme le festival ligérien des musiques actuelles. Et passer dès la 4e édition à 5 jours complets de programmation, tant musicale que citoyenne, en plein centre-ville, on peut dire que c’est déjà pas mal ! Ensuite, il n’est pas forcément question de “grossir”. Si c’est pour faire du commercial, ça n’a pas d’intérêt ; en revanche, si la ville décidait à l’avenir de nous soutenir davantage (et nous sommes tous bénévoles), on pourrait imaginer un festival gratuit et vraiment en phase avec Saint-Étienne. On ne vise pas la reconnaissance au niveau national : notre ambition est d’être local et populaire.
Vous allez forcément déranger un peu les “habitudes”…
C’est peut-être un peu le but de la manœuvre ?! On invite néanmoins nos détracteurs à venir faire un tour pour s’apercevoir que l’on n’organise pas non plus une free party… Au final, on souhaite simplement que les gens soient contents.

Les Printemps hurlants, du 17 au 21 mars à Saint-Étienne, www.lesprintempshurlants.fr

Laurent Zine


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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