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Extraterrestre, planant, hybride, mystique, antédiluvien, futuriste… C'est un peu tout ça, AntiQuarks, musique aux confins des époques et des genres, entre ethno-trad, expérimental et world music écoutée aux portes de la légende. Le duo Sébastien Tron (vielle à roue) et Richard Monségu (voix & batterie) poursuit sa quête débridée de sonorités inconnues et d'ambiances folkloriques nomades, perpétuelle invitation au voyage entre ciel et terre, mer et désert. Richard Monségu a bien voulu se prêter au jeu des questions-réponses !
Parlez-nous de votre matière musicale.
Elle part d'un principe simple, issu d'une phrase de Flaubert : "Tout est intéressant pourvu qu'on le regarde assez longtemps." Dit autrement, c'est en travaillant la disponibilité du regard que l'on peut inventer. Nous l'appliquons dans nos recherches en rendant hommage à toute forme de musique.
Quelle(s) invitation(s) au voyage ?
Des histoires qui parlent des relations entre les hommes et les choses, comme dans le roman réaliste ou naturaliste. Mais la plus belle invitation est sans doute le voyage qui mène à la rupture des préconçus.
Bizarre, cette idée de chanter dans une langue inconnue, non ?
Si on regarde de plus près, ce qui touche, dans un chant, ce ne sont pas seulement les paroles, mais l'intention de la voix. Je fais passer mon émotion par le ton que je donne, d'où cette langue inventée aux accents latins, grecs, turcs ou arabes. Mais je chante aussi en anglais, en espagnol et en créole.
La valeur ajoutée, live ?
L'expérience de la scène est décisive pour confronter notre répertoire. Le fait de rencontrer, d'échanger, nous influence particulièrement, et nous offrons au public une liberté d'exécution et d'interprétation à chaque concert.
À (re)découvrir sur scène et sur CD avec Le Moulassa,
1er album du duo. www.antiquarksduo.org
Anne Huguet
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