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Voilà
un groupe qui ne semble pas complexé, figé sur scène.
Ici du dj au contrebassiste, du flûtiste/saxophoniste aux deux
machinistes, tous s'amusent à jouer leur jungle jazz très
entraînante. De plus le Vjing (contraction de dj et vidéo)
joue des vidéos en temps réel, images tirées
de vieux films policiers, de films de série z ou de science
fiction, en adéquation parfaite avec la musique. Un pur régal
pour les yeux et les oreilles.
Dans votre nom il y a le mot jazz ? Quelque chose d'important
?
Christophe (machines) : Oui, mais moi j'étais d'abord attiré
par les musiques électroniques, essentiellement au début
par Kraftwerk, ensuite par plein d'autres choses en musique électronique.
On avait des potes vraiment branchés jazz et on avait envie
de jouer en live de la musique électronique et pour que cela
soit plus vivant, qu'on ne reste pas derrière nos machines,
on a eu envie de faire jouer des musiciens. C'était mélanger
les deux qui nous plaisait, en plus c'était de le faire en
live qui nous intéressait.
Machines et instruments ?
Il y a plein de groupes qui ont adopté cette formule, notamment
Herbie Hancock. Forcément au départ c'est un peu relié
avec les synthés, il y a toute la vague jazz-rock qui a mis
des synthés dans l'histoire mais ce n'est pas ce qui nous passionne
le plus. Essayer de nous mettre dans une catégorie musique
électronique de par les instruments utilisés, c'est
restrictif, alors qu'avec une contrebasse, un sax on peut très
bien faire de la chanson française, du mambo etc. L'électronique
c'est pas différent des instruments, on peut faire plein de
choses avec.
Vous faites une musique instrumentale ?
Oui, a part quelques samples de chanteuses qu'on a fait par-ci, par-là.
Mais sinon c'est essentiellement instrumental parce qu'on a axé
le truc sur la vidéo. Celle-ci prend la place du chanteur ou
de la chanteuse.
Après avoir joué ta musique, as-tu envie d'écouter
des concerts, des disques et arrives-tu à écouter de
la musique décontractée en oubliant que tu es musicien
?
Je ne dirais pas que c'est encore plus intéressant mais on
a un autre il, une autre oreille sur ce qui se passe sur scène.
On continue à écouter de la musique. Forcément
des fois il y a un petit quelque chose qui fait que ce truc-là
on le retient, on essaye de l'analyser; mais sinon écouter
de la musique reste un plaisir. Le dernier disque acheté c'est
Stanley Berkstord, un vieux bluesman jamaïquain qui a ressorti
un album qui est vraiment bien et qui donne la patate.
Ben
Saglio
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