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Sara Gran
Une histoire dans le monde de la dope, ça peut vite déraper, prendre d’autres directions, évoluer, mais pas toujours dans la bonne direction et c’est ce qui va arriver à Joe (Joséphine). Dope a plusieurs atouts, d’abord celui de nous faire découvrir un nouvel auteur de romans noirs, Sara Gran, née à Brooklyn en 1971, qui, à la lecture de ce livre (le premier traduit en France), pourrait bien s’inscrire dans la liste des auteurs féminins à suivre. Le style est limpide, efficace, sans fioriture, et nous voilà vite embarqués dans les bas-fonds de Manhattan. On suit donc Joe, ex-toxico, dans un nouveau boulot qu’un couple lui a confié : retrouver leur fille qui aux dernières nouvelles serait partie se perdre dans le monde de la drogue. Sauf que l’histoire va vite partir en vrille au fil de l’enquête, Joe va croiser un tas de problèmes. Un livre rythmé qui retrace avec talent le New York des années 1950, l’héroïne va plonger dans une spirale infernale qui cherche à l’engloutir, l’enfer est au bout de cette histoire. Petit plus, 2 textes courts en fin de volume. Excellent. Points/Roman noir, 269 pages, 7 €
Bruno Pin
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