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Jean-Jacques BONVIN
Le livre de Jean-Jacques Bonvin, Ballast, est un concentré d’un genre littéraire que j’affectionne particulièrement, la biographie socioculturelle d’une époque, et dans le cas présent nous sommes entre les années 1950 et 1970. Un condensé, un expresso court et corsé, un livre qui va à 100 à l’heure. Bienvenue chez les beaux dingues ; et pour la clique d’allumés de la beat generation, rien de tel que l’exploration dans tous les sens du terme : l’écriture, bien sûr, la poésie, l’art, le sexe, la drogue, les médications à outrance et l’alcool. On mourra souvent jeune, cirrhose du foie ou autre au final. L’impression première de ce livre court est une véritable immersion dans cet univers. Jean-Jacques Bonvin nous fait rencontrer Jack (Kerouac), Allen (Ginsberg), William (Burroughs) et la locomotive du groupe, Neal (Cassady), un personnage antinomique, qui après une jeunesse pas facile, délinquant, taulard… se retrouve à côtoyer Ginsberg et Kerouac avec comme point d’ancrage l’envie de s’initier à la philosophie. La cerise sur le gâteau pour commencer la saison des rencontres à la Villa Gillet est la venue de Jean-Jacques Bonvin et de Lydie Salvayre, qui vient de publier un livre, Hymne, autour de Jimi Hendrix. Rendez-vous le 27 septembre pour une soirée “Icônes”.
Éditions Allia, 64 pages, 6,10€
Bruno Pin
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