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KEVIN AYERS
Il y a deux bonnes nouvelles en ce printemps concernant la discographie de Kevin Ayers. Ceux qui semblent étonnés que je m'emballe pour le bonhomme dont le patronyme ne leur dit rien, auront peut-être la curiosité, les autres trépignent. Juste pour la petite histoire, Kevin Ayers fut à l'origine de Soft Machine avec Robert Wyatt, Mike Ratledge et Daevid Allen, nous sommes en 1966, c'est la préhistoire d'un des groupes qui allait sortir le rock de ses clichés et de ses tiques. Il fut un temps où des jeunes gens jouaient de la musique pour le plaisir et sans plan de carrière. Kevin Ayers en est un exemple parfait, à la fin des années 60 avec quelques amis ils se retrouvent chez la poétesse Lady June et enregistrent. Quarante années G.F. Fitz-Gerald exhume ces bandes et c'est simplement magnifique pour les fans, sept titres, tous fameux d'Unfinished à What More Can Anyone Say en passant par Clarence In Oyster Land. En solo ou avec ses amis : David Bedford, Robert Wyatt, Mike Oldfield. Beaux moments d'anthologie pour ce What More Can I Say... (Reel Rds/Orkhêstra). L'autre album de Kevin Ayers est un live datant de 1970. Son groupe s'appelait à l'époque Kevin Ayers and The Whole World et ce Hyde Park Free Concert 1970 (Reel Rds/Orkhêstra) fut enregistré le soir de la première d'Atom Heart Mother des Floyd. Kevin Ayers en faisait la première partie. Enregistré sur un deux pistes, le son est assez bien restauré, et ce qui est remarquable c'est l'esprit qui habite ce concert, l'hu-mour dadaïste d'Ayers également présent dans les deux premiers albums de Soft Machine. On retrouve les mêmes musiciens que pour l'album cité plus haut avec en prime le saxophoniste Lol Coxhill.
Bruno Pin
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