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JOHN ZORN
John Zorn nous offre un disque tout en puissance : Six Litanies for Héliogabalus (Tzadik / Orkhêstra). C'est simplement superbe, en grand écart permanent. Le saxophoniste s'appuie sur l'histoire de l'empereur romain Héliogabale, et la matière est toute trouvée pour partir dans les plus beaux excès sonores. Sans oublier le sens mélodique Zorn, une nouvelle fois au bord du précipice. Certains passages apaisent l'écoute, d'autres transcendent la vision que le musicien nous donne d'Héliogabale. Chœurs féminins, délires vocaux de Mike Patton, section rythmique idéale en la présence de Joey Baron et de Trevor Dunn, clavier de Jamie Saft, la présence d'Ikue Mori. Un plongeon entre death-metal, jazz et musique contemporaine, un vrai régal.
Bruno Pin / Mai 07

L’arrivée d’un disque de John Zorn est souvent une surprise, l’homme est souvent là où on l’attend le moins. De Painkiller à Electric Masada, de Naked City à la série Filmworks. De l’électrique à l’acoustique, d’un jazz extrême à des compositions pour violon, l’homme fait le grand écart et nous abreuve d’une production musicale énorme, 7 ou 8 disques par an, et souvent de très haute qualité, mais je suis un vieux fan de Zorn. Aujourd’hui il nous embarque avec O’o (espèce d’oiseaux hawaïenne disparue il y a fort longtemps), paru sur le label Tzadik, sur les traces de Dreamers paru en 2008, et c’est tout simplement parfait de sérénité, d’atmosphère joyeuse et délicate, le chant de ces oiseaux accompagne certains titres. C’est une musique entre jazz et blues aux sonorités apaisantes, le vibraphone de Kenny Wollesen donne une fluidité à cette musique, on retrouve l’excellent Marc Ribot, ainsi que Jamie Saft, Trevor Dunn, Joey Baron et Cyro Baptista ; du rythme et de la souplesse au rendez-vous. Dépêchez-vous, car un autre disque de John Zorn ne devrait pas tarder.
Bruno Pin
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