ARCHIVES
1999

JANVIER N°34
Maguy Marin
Elizabeth Macocco
Sonic Youth
Orlan

FEVRIER N°35
Les Wampas
Tue Loup
Bob Dylan
Philippe Vincent
Le Masque et la Barbarie

MARS N°36
Abou Lagraa
Freeture
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AVRIL N°37
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MAI N°38
Dominique A
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JUIN N°39/40
Jazz à Vienne

SEPTEMBRE N°41
Guy Darmet
Machine Head
Meï Teï Sho
L'Amphithéâtre de l'Opéra
Bertrand Tavernier

OCTOBRE N°42
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Patrick Bazin
MP3

NOVEMBRE N°43
Michel Raskine
Fred Bendongué
Gnawa Diffusion
Sang d'Encre
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DECEMBRE N°44
Keiichi Tahara
Internet outil démocratique

  DECEMBRE N°44  

Internet,
outil démocratique...


Une solide ascension des nouveaux moyens de communication, avec internet pour emblème, a réellement décontextualisé la "société de l'information" dans un environnement où le pouvoir des grands groupes est horizontal à celui du citoyen. Difficile de nier néanmoins le bras qu'internet représente pour le "tout-commerce", et la communication que ce réseau permet ne garde pas forcément la marque d'esprit de ses fondateurs : la spéculation intellectuelle des universitaires ou les idées activistes des milieux de la contre-culture.
Ce qui peut apparaître comme étant un pas contre les obscurantismes de toutes sortes est le lien "direct" que la communication électronique peut établir entre le citoyen et les représentants institutionnels.
Les institutions actuelles ont été élaborées à une époque où les moyens de communications ne permettaient pas la participation permanente de chaque citoyen à l'exercice de la souveraineté. Ceci impliquait le recours à la délégation de pouvoir. Le débat "démocratie représentative ou démocratie directe" est donc ouvert et sans en être une solution, internet peut en être un outil de réponse, un biais d'action. Les exemples de forums de discussions en ligne ou de sites lançant des débats autour de la société sont nombreux, parmi les sites concernés, nous pouvons citer IRIS (Imaginons un Réseau de l'Internet Solidaire: http://www.iris.sgdg.org/), la zone autonome temporaire de l'espace Samizdat (http://www.samizdat.net) ou le site "pour une démocratie directe" (http://perso.wanadoo.fr/democratie.directe).
Si les moyens de communicationstélématiques actuels rendent possible le recours à la démocratie directe, l'initiative reste à prendre. Il est évident que pour introduire les peuples dans les circuits de décisions, ils doivent eux-mêmes refuser leur statut de figurants. Et une des possibilités peut être la prise en main du réseau électronique, soit comme un mode de construction de discussions (par exemple avecles forums et mailing listes), soit comme un mode de pression contestataire. Un exemple de situation locale peut être posé. A St-Etienne, en novembre 1999 un local associatif regroupant quatre associations culturelles ou labels (lokal@caramail.com) était sur le point de se faire expulser, un projet de réhabilitation de quartier ayant été voté. Un appel à soutien local et via la voix électronique s'est lancé, plusieurs dizaines de mails de provenances locale ou internationale ont été envoyés aux élus. Un lien direct peut être établi entre ce mode de contestation et la dernière décision prise par la ville : le relogement immédiat des activistes. Il ne s'agit pas, par cet exemple, d'adhérer à un enthousiasme ébahi devant internet mais de réaliser qu'il s'agit, en étant averti, d'un instrument puissant pour la construction d'idées et d'actions citoyennes.

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