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N°35
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Philippe Vincent
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N°36
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Freeture
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JUIN
N°39/40
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L'Amphithéâtre de l'Opéra
Bertrand Tavernier
OCTOBRE
N°42
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NOVEMBRE
N°43
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Fred Bendongué
Gnawa Diffusion
Sang d'Encre
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DECEMBRE
N°44
Keiichi Tahara
Internet outil démocratique |
|
Internet,
outil démocratique... |
Une
solide ascension des nouveaux moyens de communication, avec internet
pour emblème, a réellement décontextualisé
la "société de l'information" dans un environnement
où le pouvoir des grands groupes est horizontal à celui
du citoyen. Difficile de nier néanmoins le bras qu'internet
représente pour le "tout-commerce", et la communication
que ce réseau permet ne garde pas forcément la marque
d'esprit de ses fondateurs : la spéculation intellectuelle
des universitaires ou les idées activistes des milieux de la
contre-culture.
Ce qui peut apparaître comme étant un pas contre les
obscurantismes de toutes sortes est le lien "direct" que
la communication électronique peut établir entre le
citoyen et les représentants institutionnels.
Les institutions actuelles ont été élaborées
à une époque où les moyens de communications
ne permettaient pas la participation permanente de chaque citoyen
à l'exercice de la souveraineté. Ceci impliquait le
recours à la délégation de pouvoir. Le débat
"démocratie représentative ou démocratie
directe" est donc ouvert et sans en être une solution,
internet peut en être un outil de réponse, un biais d'action.
Les exemples de forums de discussions en ligne ou de sites lançant
des débats autour de la société sont nombreux,
parmi les sites concernés, nous pouvons citer IRIS (Imaginons
un Réseau de l'Internet Solidaire: http://www.iris.sgdg.org/),
la zone autonome temporaire de l'espace Samizdat (http://www.samizdat.net)
ou le site "pour une démocratie directe" (http://perso.wanadoo.fr/democratie.directe).
Si les moyens de communicationstélématiques actuels
rendent possible le recours à la démocratie directe,
l'initiative reste à prendre. Il est évident que pour
introduire les peuples dans les circuits de décisions, ils
doivent eux-mêmes refuser leur statut de figurants. Et une des
possibilités peut être la prise en main du réseau
électronique, soit comme un mode de construction de discussions
(par exemple avecles forums et mailing listes), soit comme un mode
de pression contestataire. Un exemple de situation locale peut être
posé. A St-Etienne, en novembre 1999 un local associatif regroupant
quatre associations culturelles ou labels (lokal@caramail.com) était
sur le point de se faire expulser, un projet de réhabilitation
de quartier ayant été voté. Un appel à
soutien local et via la voix électronique s'est lancé,
plusieurs dizaines de mails de provenances locale ou internationale
ont été envoyés aux élus. Un lien direct
peut être établi entre ce mode de contestation et la
dernière décision prise par la ville : le relogement
immédiat des activistes. Il ne s'agit pas, par cet exemple,
d'adhérer à un enthousiasme ébahi devant internet
mais de réaliser qu'il s'agit, en étant averti, d'un
instrument puissant pour la construction d'idées et d'actions
citoyennes.
Les
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