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Elizabeth Macocco
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N°35
Les Wampas
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Bob Dylan
Philippe Vincent
Le Masque et la Barbarie
MARS
N°36
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Freeture
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N°38
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High Tone
Jacques Roman
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JUIN
N°39/40
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SEPTEMBRE
N°41
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Meï Teï Sho
L'Amphithéâtre de l'Opéra
Bertrand Tavernier
OCTOBRE
N°42
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NOVEMBRE
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DECEMBRE
N°44
Keiichi Tahara
Internet outil démocratique |
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Je
tentends mal...
il y a de la FREEture |
Pour
les allergiques du réveillon de fin dannée, le festival
New York fin de siècle à Nantes était une bonne
alternative : quatre jours à sen mettre plein les yeux
et les oreilles avec quelques uns des meilleurs artistes new-yorkais
actuels. En musique notamment outre des raretés absolues comme
Arto Lindsay, la scène jazz était insensée. On
a ainsi pu voir plusieurs fois sous diverses formules William Parker,
Susie Ibarra, Cooper More, Assif Tsahar, Roy Campbell, Rob Brown...
bref une orgie. Quand on se fait une fête de voir un seul de ces
musiciens ne serait-ce quune fois par mois dans nos régions
(inoubliables Assif Tsahar et Susie Ibarra au Pez ner il y a plus dun
an, Rob Brown avec Lou Grassi au dernier festival de Rives de Gier...)
on frôle ici lindigestion en se disant que ce nest
pas demain la veille quune telle occasion se représentera.
Alors quand on apprend un mois plus tard, à peine remis, que
tout ce beau monde se retrouvera le 24 mars à Vaulx-en-Velin,
on vacille, une réaction égoïste vite écartée
: 800 bornes pour les retrouver à quelques arrêts de bus
?
The Little Huey Creative Music Orchestra est le groupe de William Parker,
bassiste incontournable de tout ce qui est free : Cecil Taylor, Charles
Gayle ou Bill Dixon. Son art en la matière nest plus à
démontrer, Parker sait tisser une texture sonore, une base rythmique
dune densité idéale, si elle est doublée
dune bonne batterie (et Susie Ibarra est incomparable en ce domaine),
pour la puissance dun David S.Ware. Mais plus ambitieux avec le
Little Huey, William Parker nest peut-être pas tout à
fait Charlie Mingus, si cest linfluence évidente,
il lui manque encore une clarté dans la composition.
Quelques moments de Sunrise In The Tone World, deuxième et meilleur
disque de son orchestre, rappellent par leur côté "jungle
sonore" le Living Time Orchestra de Georges Russell mais on retient
surtout cette pulsation rythmique qui avance inexorablement et lincroyable
volume dun groupe hors du commun. Car de tels musiciens (ils seront
quatorze à Vaulx) ont la capacité de tout exploser sur
un solo. Quand on a vu une fois le ténor dAssif Tsahar
couvrir sans micro la batterie de Susie, on frissonne en pensant que
le groupe comporte trois autres saxs dun niveau comparable. Autant
de grands musiciens tous leaders par ailleurs, prêts à
sécouter, à improviser ensemble, à risquer
leur musique, sans se soucier des codes de bonne conduite jazzistique...
les amateurs de revival à la Marsalis pourront rester
devant leur télé (même si chez William Parker aussi
on peut sagacer dune forme de revival mais de
lautre côté, du côté free...). Il faut
donc sattendre à de lénergie pure, droit dans
le ventre.`
Le 24 au Centre Culturel Charlie Chaplin.
On remarquera également Chaabi-Arfi le 23, à loccasion
des 30 ans du festival panafricain dAlger, lArfi a proposé
à A Vaulx Jazz de travailler sur les chansons dun des plus
grands chanteurs chaabi : Dahmane El Harrachi en invitant le chanteur
Fatah Ben Lala (de lONB), Mohamed Abdennour au banjo et Jean Blanchard
aux cornemuses. Le concert sera précédé par une
expérience en visiophonie au Planétarium.
A Nantes il y avait également le pianiste Mathew Shipp, (en duo
avec le violoniste Mat Manieri ou en trio avec Susie et William) décidément
on a de la chance puisquon pourra lentendre aussi en solo
à La Tour Rose le 23 Mars. Déjà passé par
là il y a trois ans, ce pianiste qui compare parfois le jazz
à la boxe, sest dabord fait remarquer par ses contrepoints
subtils derrière les hurlements de David S.Ware, moins marqué
par la free black music que ses compères, Shipp convie
toute lhistoire du piano : de Bach à Don Pullen, en passant
par Debussy.
Apparemment en crise actuellement, son jeu peut basculer à tout
moment vers des clusters et autres défoulements digne
de Cecil Taylor, mais il semble craindre la comparaison et se freine
sans cesse dans ces débordements. Voila un musicien qui ose livrer
ses doutes lors de ses concerts, admirable et digne de Bud Powell souvent,
terriblement fragile à dautres instants, un solo de Mathew
Shipp est toujours émouvant. Moins cher mais beaucoup moins classe,
il joue également à
St Etienne le 22 mars à Bébert parti le 23 avril
Vincent
Domeyne
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