JANVIER
N°23
Abou Lagraa
Géraldine Bénichou
Samuel Hercule
Laurent Vercelletto
FEVRIER N°24
Louis Sclavis
Elliott Sharp
Nicolas Ramond
MARS
N°25
Frida Kahlo
AVRIL
N°26
Têtes
Raides
Rachid Taha
Tortoise
Henri Texier
Pez Ner
MAI
N°27
Dick
Annegarn
Burning Heads
Fred
Frith
Sur les pistes du travail
JUIN
N°28/29
NTM
Sur les routes de lArt contemporain
Turak
SEPTEMBRE
N°30
8ème Biennale de la Danse
Abou Lagraa
Borah Bergman
Pascal Comelade
Carla Bley
Noël Akchoté
OCTOBRE
N°31
Zebda
World Press Photo 98
Virginie Despentes
Sixteen Horsepower
NOVEMBRE
N°32
Denis Plassard
Casse Pipe
Dror Endeweld
Jean-Bernard Pouy
Sloy
DECEMBRE
N°33
Observatoire international des prisons
Lhasa
Mad's Collectif
Cirque Plume |
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Fred Chapotat©
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Têtes
Raides
Que
les têtes tombent
Après
le fabuleux Bout du Toit et une tournée mémorable, les
Têtes Raides chamboulent tout sur un dernier album en forme de
jeu de massacre plus proche de l'énergie des débuts. Deux
semaines de résidence à Bourg en Bresse pour rôder
tout ça. Entretien avec Christian, la tête des Têtes. |
Vous
venez juste de boucler le septième album. Chambouletou, ça
correspond à quoi ?
A la volonté de changer certaines choses. On tire sur les "Têtes"
un peu comme aux jeux de massacre de la fête foraine. C'est-à-dire
qu'on fait tout tomber et on recommence, musiques et textes.
Concrètement ?
Certains musiciens essaient d'autres instruments. Anne-Gaël qui
joue du violoncelle, s'est mise au violon et à la contrebasse.
Serge, le guitariste, au piano et au banjo. On a rajouté des
percus et beaucoup plus de cuivres. Dans l'esprit, après Le Bout
du Toit, on a surtout voulu retrouver une énergie plus proche
des débuts.
Les textes ?
Plus de dérision, plus de distance. Ils restent liés au
présent tout en étant intemporels.
Des chamboulements dans le groupe ?
Un seul changement depuis Le Bout du Toit. Scott, le trompettiste/accordéoniste
est parti faire une carrière solo. Il a été remplacé
par Edith la sur de Serge au tuba, au trombone, à l'orgue
et au piano. On reste à sept.
Pour rôder tout ça, troisième résidence
à Bourg en Bresse du 1er au 13 avril. Pourquoi et pour quoi faire
?
C'est un endroit où on a passé des moments super autant
avec les gens qui nous ont accueillis que ceux qu'on connaissait sur
place. A Bourg, on va préparer les prochains spectacles, remettre
toutes les lumières à plat, bosser les musiques... Je
ne sais pas si on aura le temps de faire autre chose.
Aujourd'hui, dans quelle mouvance se situeraient les Têtes
? Est-ce que vous avez l'impression d'être devenus une référence
pour tous les groupes à qui l'on vous compare ?
La référence, c'est une histoire de calendrier. Il y a
douze ans qu'on existe, on était les premiers. Au début,
on nous a étiqueté "chanson française",
puis "chanson réaliste", puis "chanson surréaliste"...
Aujourd'hui, c'est vrai que la période bouge, que d'autres groupes
comme la Tordue, les Casse-Pipes ou Edgar de l'Est se retrouvent dans
cet univers particulier. Beaucoup de choses nous rapprochent : le fait
d'être des groupes de scène et d'accorder une place essentielle
aux textes. On se situe dans cette mouvance-là.
Le Bout du Toit s'est vendu à 30 000 exemplaires. Malgré
la critique et un bouche-à-oreille très favorables, difficile
de toucher le "grand public"...
Le problème est que notre son ne passe pas en radio. La FM correspond
à une certaine oreille et à ce niveau, il y a encore du
travail à faire ! On sait aussi que les achats de disques sont
déterminés par un public jeune qui n'est pas forcément
le nôtre. Mais il y a une nette évolution, vers l'élargissement
de ce public. Le mouvement existe et tant qu'il y a mouvement, ça
reste intéressant.
Rascal
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