JANVIER
N°23
Abou Lagraa
Géraldine Bénichou
Samuel Hercule
Laurent Vercelletto
FEVRIER N°24
Louis Sclavis
Elliott Sharp
Nicolas Ramond
MARS
N°25
Frida Kahlo
AVRIL
N°26
Têtes
Raides
Rachid Taha
Tortoise
Henri Texier
Pez Ner
MAI
N°27
Dick
Annegarn
Burning Heads
Fred
Frith
Sur les pistes du travail
JUIN
N°28/29
NTM
Sur les routes de lArt contemporain
Turak
SEPTEMBRE
N°30
8ème Biennale de la Danse
Abou Lagraa
Borah Bergman
Pascal Comelade
Carla Bley
Noël Akchoté
OCTOBRE
N°31
Zebda
World Press Photo 98
Virginie Despentes
Sixteen Horsepower
NOVEMBRE
N°32
Denis Plassard
Casse Pipe
Dror Endeweld
Jean-Bernard Pouy
Sloy
DECEMBRE
N°33
Observatoire international des prisons
Lhasa
Mad's Collectif
Cirque Plume |
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Le
Pez ner
Aujourd'hui
et demain
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Après
16 mois de suractivité, où en est l'aventure Pez ner.
Le point avec Christophe pour essayer de comprendre de l'intérieur.
Bilan
confondu
Le bilan est mitigé surtout par rapport à l'idée
de départ de faire une salle spécialisée. Un lieu
vraiment atypique très marqué artistiquement. Nous nous
devions de prendre des risques au niveau de la programmation, c'était
le moyen de légitimer notre action, entériner le projet
culturel à l'origine du Pez ner. Mitigé parce que le public
n'a pas toujours été au rendez-vous. Du monde pour Elliot
Sharp, mais pas spécialement pour Oxbow, Alboth ou Goz Of Kermeur...
Nous avons donc dû freiner les concerts Pez ner. A contrario,
l'ouverture de la salle à d'autres musiques (via les locations
et les coproductions) a contribué au fait que tous les publics
(dub, pop, etc) se retrouvent ponctuellement au Pez ner. Chaque asso
"motive ses troupes". A l'arrivée, ces collaborations
et l'éclectisme musical qui en découle sont bénéfiques
pour la salle. Il reste que la programmation doit rester cohérente
et a priori c'est le cas. Sinon en chiffres, le Pez ner, c'est 10 000
adhérents l'an dernier, un chiffre d'affaire assez important
et surtout un auto-financement supérieur à 80 %. Le décalage
réside dans le fait qu'il ne génère pas encore
d'emplois à plein-temps et considérant la masse de travail
que fournit l'équipe, sa compétence accrue et la professionnalisation
comme finalité, ce problème est primordial. L'opportunité
pourra venir des nouvelles propositions Aubry, ces emplois jeunes qui
devraient permettre certaines prises en charge à 100 %.
Communication et interaction
Le ton du Pez ner donné par Marie-Claire est vraiment "rentre
dedans". S'il ne fait pas l'unanimité au sein de l'équipe,
il reste bénéfique car il suscite obligatoirement des
réactions... Pour ce qui est de l'édito de mars, qu'en
est-il ? Depuis 16 mois, nous avons posé les bases d'une communication
aussi avec des relais accessibles à tous comme 491. Le fait est
que l'on espérait mieux au niveau de la curiosité des
gens. La missive de Marie-Claire est avant tout un message personnel
aux adhérents via le mailing. L'idée est d'aller chercher
les gens chez eux. Le coup de gueule est ponctuel et "C'est une
question d'éthique d'être en colère" (dixit
Marie-Claire).
Rechercher la réaction du public c'est réaffirmer les
bases d'une interaction essentielle. Il n'y a pas de barrières
au Pez ner, ce n'est surtout pas un quelconque lieu de consommation,
les gens sont invités à participer, à discuter.
C'est cela qui est sous-jacent au message.
Demain, autrement
Il y a un projet à terme d'agrandissement du Pez ner : au
niveau du type de lieu et non pas comme une simple augmentation de la
capacité de la salle. Nous avons actuellement une configuration
typée salle de rock qui parfois nous joue des tours (circulation
interne). Le gain de place devra aussi permettre à un autre lieu
annexe d'exister pour instaurer une ambiance plus conviviale, plus "reposante"
avec un autre bar et une petite scène pour les afters, les DJ's,
les spectacles différents (performances, etc...). Il n'y a pas
eu d'effet escompté "boule de neige", quand à
la découverte du Pez ner par le bouche à oreille. A nous
peut-être de communiquer sur le lieu en lui-même, de se
donner les moyens de sa convivialité renforcée. Sans oublier
la programmation (musique et arts confondus) qui reste une priorité.
L'aventure Technologique
C'est une personne (David) qui a poussé à fond toutes
les possibilités de l'informatique. Cela nous permet maintenant
d'envisager une dimension multimédia du Pez ner. En l'espèce,
ça veut dire : diffusion des photos et vidéos sur écrans
récepteurs en simultané avec les concerts, retransmission
de ces derniers en direct sur le net, CD live pour tous les groupes
après leur prestation... Au-delà de l'éclectisme
de la programmation, l'ouverture peut se faire aussi par ce côté
novateur, trouver de nouveaux relais extérieurs (qui existent
déjà de façon informelle au niveau régional
entre les lieux, les assos...), atteindre finalement un autre échelon
au niveau communication. L'objectif est toujours le même : faire
découvrir.
Laurent
Zine
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