JANVIER N°12
Noël Akchoté
Outlaws in Jazz
Jean-Luc Godard
Cie Lhoré Dana
FEVRIER N°13
Prohibition
Acting Out
Jacques Roman
A la corbeille
MARS N°14
Musiques en scène
Diabologum
Rashied Ali
Didier Daeninckx
Denis Plassard
Les Trois Huit
Philippe Vincent
Dominique Lardenois
AVRIL N°15
Benoit Poelvoorde
Wladislaw Znorko
Virginie Despentes
MAI N°16
Christophe Miossec
Fred Frith
No One is Innocent
Thierry Robin
Cie Accrorap
Jean-Paul Delore
JUIN N°17
Tom Cora
Faust
SEPTEMBRE
N°19
Maguy Marin
Samiam
Tchangodeï
Biennale d'art contemporain
Traction Avant Cie
Les quatres saisons
OCTOBRE
N°20
Joêlle Léandre
Jean-Rochard
NOVEMBRE N°21
Jean-François
Duroure
Louise Attaque
Les Thugs
Turak Théâtre
DECEMBRE
N°22
Tindersticks
Jim O'Rourke
HP 905
L'Usage de la vie |
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Jim
ORourke
et Loren Mazzacane Connors
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La
guitare électrique a marqué le siècle (avec le
rock au moins), mais on a toujours voulu lenterrer, en plein
boom des synthés au début des années 80 elle
devait déjà y passer et maintenant, avec lavènement
des samples, de lélectronique, la même rengaine
revient... mais le bout de bois est coriace et se renouvelle même
plus que tout autre instrument. Pour sen persuader, le Pez Ner
accueille ce mois deux de ces aventuriers du manche : les américains
Jim ORourke et Loren Mazzacane Connors.
Le premier séchappe volontiers de cet instrument, il
sessaie au piano, à dautres sources de bruit. Car
il sagit bien de ça, avec notamment une recherche constante
sur la guitare préparée. Contrairement à beaucoup
de ses collègues J.O.R. na pas de passé rock,
son univers est plus celui de Derek Bailey ou Tony Conrad. De Gastr
del Sol au projet solo (relire à ce propos la chronique de
Guillaume dans le n0 18) sa musique brouille les piste. Parfois faite
de cassures, son jeu récent évoque plutôt une
machine qui aurait des problèmes à lallumage et
chaufferait lentement. Lambiance qui en résulte est assez
surprenante et il nest pas toujours facile de simmerger
dans ce bain sonore.
Loren Mazzacane Connors est dans un tout autre registre. On le découvre
depuis peu ici, mais il a déjà enregistré des
tonnes de disques introuvables, (souvent sous le nom de Guitar Roberts).
Son originalité est de ne jouer que du blues, jusqu'à
lobsession. Mais un blues qui doit autant à Muddy Waters
quà J.S. Bach (LMC considère dailleurs ses
dernières messes comme des blues). Dans Long Nights
disque récent paru chez Table of Element (label également
de JOR) certains morceaux sont justement traités comme des
fugues : entrelacement de phrases lentes avec un son proche de
Neil Young, sale et tout en puissance contenue. Le résultat
est très émouvant, un blues mis à nu.
Celui qui dit vouloir faire exploser le blues en morceaux pour le
repenser, intéresse la scène expérimentale, il
a joué avec Keiji Haino, Thurston Moore... et Jim ORourke.
Ces deux guitaristes nont pas le même langage mais le
même désir dexplorer toujours plus loin leur monde
musical. La discussion devrait être passionnante.
Vincent
Domeyne
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