JANVIER
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Condense
Jean-Yves Pick
FEVRIER
N°2
Orlan
Michel Vericel
MARS N°3
Bastard
Têtes
Raides
David s Ware
Vuillemin
Patrick Le Mauff
Les Trois Huit
AVRIL
N°4
Taha
Saint Germain
Guillaumon
MAI N°5
Assassin
Portobello
La Voix Humaine
Illusions et Desillusions
JUIN
N°6
Lubat
Noël Akchoté
Cie Lhoré Dana
Virginie Despentes
JUILLET
N°7
Gary Clail
Musique Action
Gabriel Yacoub
SEPTEMBRE
N°8
Frank Margerin
Break, Hip-hop et Cie
Fred Bendongué
Guy Darmet
Image Aigue
OCTOBRE N°9
Metamkine
Dominique A
Couleurs sur Paris
Condense
Michel Raskine
NOVEMBRE
N°10
Têtes Raides
Les Nigauds
DECEMBRE
N°11
Magma
Pez Ner
Turak Théâtre |
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Photo : B. Saugier
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Les
trois Huit
font
le grand écart
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Rencontrer
les Trois -Huit après leur création au théâtre
des Célestins nous avait paru intéressant. Cette compagnie
qui est en résidence au théâtre de Vénissieux
depuis plusieurs années, avec une vraie présence artistique,
va rejouer Le Jeu de lAmour et du Hasard et essayer
de faire venir un public qui naurait pu les voir aux Célestins
du fait de leur succès, plus de 20 jours de représentations
avec 16 000 spectateurs.
Les Trois- Huit ont plein de projets, notamment louverture dune
friche industrielle, dont ils ont déjà lébauche
à Villeurbanne. Ouvrir un lieu avec 7 fonctions principales :
création et recherche, espace public, nomadisme... La création
en avril dun opéra-ballet Les Festes sera joué
au Palais Saint-Jean dans la salle des archives. Pour finir la saison,
outre la fête quils préparent pour le mois de mai
au théâtre de Vénissieux, ils sempareront
des mots damour quils auront reçus, déclaration,
rupture, jalousie, et qui donnera, lespace dun soir, un
spectacle
sur le parvis du théâtre des Célestins.
Entretien
Les Trois Huit au théâtre de Vénissieux pour
reprendre Le Jeu de lAmour et du Hasard de Marivaux,
après la création des Célestins, cest un
peu un pari ?
Reprendre un spectacle qui vient des célestins je trouve cela
assez rigolo, comme grand écart, cest la diversité
de production des Trois-Huit. Sylvie Mongin nest pas abonnée
à faire des créations au Théâtre des Célestins,
je dirais que cest un peu lexception. La compagnie ne sidentifie
pas à un théâtre de répertoire. Au départ
cest une commande de Jean-Paul Lucet aux Trois-Huit, premier point
important dans la génèse de ce projet. Jean-Paul Lucet,
directeur des Célestins, avait passé commande à
un metteur en scène : Sylvie Mongin.
Cette dernière ayant une compagnie par ailleurs, concerna donc,
de par ce fait, lensemble de la compagnie, cest pour cela
que lon retrouve tous les comédiens des trois huit. Cest
la première fois quune institution comme les Célestins
reconnaisse le travail dun collectif.
Le fait dêtre repris tout de suite à Vénissieux,
cest très bien pour sa carte didentité, il
nest pas seulement créé aux Célestins, le
rejouer un mois et demi plus tard à Vénissieux, cest
être partout
là où on a la possibilité de fabriquer notre théâtre.
Comment sest passé votre approche de travail aux Célestins
?
Nous leur avons donc proposé de faire quelque chose de plus quune
création au théâtre, faire le parcours Marivaux,
cest a dire faire vivre ce théâtre autour du travail
dune compagnie. Dans tous les espaces des Célestins, les
couloirs, la sortie des coulisses, des lieux fermés au public,
on a fait tout un parcours, avec des pôles dattractions,
lectures autour de Marivaux, le Marivaux pas très connu, journaliste
chroniqueur de son époque. Vincent Bady faisait cette lecture
là, Pierre David le scénographe expliquait comment marchait
son décor, parlait de lesthétique du 18 ème
siècle, Anne de Boissy faisait des lectures libertines.
Il y avait les amis des Trois- Huit qui étaient venus se mobiliser
pour cet événement, beaucoup de jeunes du fait de nos
activités, partenariat avec les classes A3, le travail que lon
fait à lENTPE de Vaulx-en-Velin, et puis les lycées
de Vénissieux. Il y a tout un public jeune qui sest attaché
au travail de la compagnie. Cétait très marrant
de mixer ce public là avec le public des Célestins. Je
trouve que cétait très intéressant pour nous
que ce soit les Célestins, il y a peu de théâtres
qui peuvent offrir à une compagnie de travailler dans daussi
bonnes conditions, il y a un vrai budget de création.
Votre travail à Vénissieux, du fait de votre résidence,
vous a amené à rencontrer un public différent ?
A Vénissieux, il y a une équipe qui nous permet de faire
un très très bon travail, on la vu sur Annaba, où
il y a eu une vrai implication de léquipe au niveau technique.
Il y a Vincent qui intervient dans les lycées. Au mois de mai,
nous faisons une fête, on tient beaucoup à ce genre dévènements
conviviaux, ça permet aussi dintéresser un public
qui peut être réticent à venir au théâtre,
qui ne se reconnaît pas la dedans. Sur un autre type dévénement,
là autour dun repas, il y aura des petites formes, des
extraits de pièces à venir la saison suivante les
Incendiaires, la présence de musiciens avec un concert,
créer une vraie proximité avec le public.
Bruno
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