JANVIER
N°1
Condense
Jean-Yves Pick
FEVRIER
N°2
Orlan
Michel Vericel
MARS N°3
Bastard
Têtes
Raides
David s Ware
Vuillemin
Patrick Le Mauff
Les Trois Huit
AVRIL
N°4
Taha
Saint Germain
Guillaumon
MAI N°5
Assassin
Portobello
La Voix Humaine
Illusions et Desillusions
JUIN
N°6
Lubat
Noël Akchoté
Cie Lhoré Dana
Virginie Despentes
JUILLET
N°7
Gary Clail
Musique Action
Gabriel Yacoub
SEPTEMBRE
N°8
Frank Margerin
Break, Hip-hop et Cie
Fred Bendongué
Guy Darmet
Image Aigue
OCTOBRE N°9
Metamkine
Dominique A
Couleurs sur Paris
Condense
Michel Raskine
NOVEMBRE
N°10
Têtes Raides
Les Nigauds
DECEMBRE
N°11
Magma
Pez Ner
Turak Théâtre |
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Les
nigauds frelons
are back in town
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Inlassables
butineurs (des fleurs fugitives) de "l'underground" sonique,
Silly Hornets, ses petits frères oushem et grumml, ainsi que
leurs voisins de quartier les 665 et mister Beewak réinvestissent
la ville pour un avenir de - concerts - trempes pour le moins radieux
si ce n'est sauvage.
Retour dans la cité frileuse (mais qui ne devrait pas le rester
cf. pez ner), avec derrière soi sept années d'alchimie
sur fond de convivialité. Pur direct style since nov. 1989.
Et déjà un bilan annonceur quant à l'état
d'esprit des troupes : plus de 140 groupes se sont produit sur les
plateaux affrétés par la Hornets family, c'est dire
la quasi totalité de la scène hardcore-punk de ces dernières
années, hors soupe (plat unique plus ou moins liquide que l'on
servait aux soldats en campagne) et autres produits majorés
(orchestres ?) à la morale quelque peu douteuse. Des Fugazi,
Victym Family, à Craponne en octobre 90, à prochainement
Condense, Skull Durgery ce 26 novembre (entre le totem apache et la
rue des paradis artificiels), un chemin bâti à force
de motivation; celle de voir, d'entendre et de partager, jamais altérée
(curiosity kill' em all).
Sur cette route atmosphérique pour mélo-maniaques, nombre
de moments de transe collective à faire trembler le plafond
du centre de la terre (et de son voisinage, qui égal à
lui même, cultive une volonté définitive d'incompréhension).
On aura effectivement fait frères de sueur au feu local de
Carte de Séjour sur grinçantes les pentes, pour y voir
s'exploser 2 bad (juin 90), Life But How To Live It (mai 93), Dead
Moon (avril 94), D I (mai 94),... mais aussi Milk et Drive Blind au
défunt (sic 2ème) rap thou sur enragées les pentes.
On aura allègrement changé de peau au Caméléon
en mai 90 pour Parkinson Square et Nomeansno; violemment pris de la
vitesse au (dé) Rail théâtre avec Ultraman et
Samiam (sept. 90); fatalement donné l'assaut au Transbordé
(ur) parce qu'allaient s'époumoner Hard Ons (avril 91), Mudhoney
(mai 92) ou Deity Guns (déc. 93); enfin aveuglement surfé
la vague des premiers rangs au C.C.O lors d'une attaque surprise des
Moving Targets (juin 91), Alice Donut (nov. 94), Headcleaner (déc.
95), ou Snuff (avril 96)...ad lib (but not least).
Sept ans d'alchimie et ce n'est pas un hasard. Au départ "l'éthique"
Hornets ou comment organiser un concert sans que ce soit seulement
une entreprise bassement mercantile où tout le monde n'est
personne, où le show must go on à tout prix et derrière
des barrières de sécurité, des barrières
montées artificiellement entre les gens. Ici l'identité
d'un concert se forge autour de son climat, sans détour ni
nombrilisme, plutôt avec l'effervescence d'entre les oreilles.
A ce niveau plusieurs ingrédients caractérisent leur
démarche. A commencer par le respect; le respect de soi-même,
du public, des groupes. Sur cette base, les pratiques simples mais
pleines de sens : prix des places adéquats (en moyenne - 50
brouzouffs pour 2 à 3 groupes), service d'ordre anti-gros bras
et de toute façon préventif, tables libres de fanzines,
skeuds (et autres objets de cultes), bien sur l'accueil et la cuisine
maison (y'a du jardinier derrière le fournil) et histoire de
booster le tout, une entente ininterrompue avec Fa Musique qui a su
jouer à fond le jeu de cette véritable alternative (de
: faire autrement).
A l'arrivée un collectif mouvant ou chacun met la main à
la pâte à sa façon mais quelque part mû
par le même but, l'action directe (anthropologie nocturne ?)
et pour le reste, l'avenir heureusement réserve des surprises
(vivement dimanche qu'on aille aux châtaignes). En attendant,
d'autres groupuscules aux idées de proximité (7 piliers,
Hermann) agissent aussi sur le territoire des ombres, sans parler
de la salle que beaucoup attendaient depuis longtemps et que certains
intrépides des âges farouches ont fait (c'était
pas une mince affaire, alors surtout bonne route !). En définitive
et en quelque sorte : ça promet.
Laurent
Zine
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