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RIDDIM COLLISION

Encore un été brûlant, et notamment dans les locaux de l’équipe Jarring Effects lorsqu’il s’agit de boucler la programmation du festival Riddim Collision, prévu début octobre au marché de gros à Lyon-les-Bains. Là sur les quais de Perrache, où pendant les dernières Nuits sonores défilaient des hordes de festivaliers, dans le désormais fief des prostituées expatriées et des routiers… Savante collision s’il en est. Mais revenons à celle qui nous intéresse, une manifestation dont l’organisation “reste l’élément fédérateur de l’association et la vitrine des principes qu’elle défend depuis l’origine : découverte artistique, croisement des genres, esprit de liberté et création de lien social”. Chargé de la propagande, Jérôme “JFX” Flayac nous éclaire un peu plus sur cette 11e édition du choc des rythmes et des cultures.

Qu’est-ce qui forge l’identité du festival ?
Riddim Collision, comme son nom l’indique, table avant tout sur une confrontation des genres (musicaux), doublée de l’envie de proposer un festival à taille humaine, avec une majorité d’artistes qui ont encore peu de visibilité auprès du grand public et des médias. Un festival qui se doit de prendre des risques, autant sur la programmation qu’en matière de tarifs d’entrée, que l’on souhaite les plus bas possible.

Un festival itinérant ?
Pour faire vite, l’itinérance du festival est le résultat d’un constat : il n’y a pas de salles de concert à Lyon pouvant nous accueillir dans des conditions que l’on trouve acceptables (quant à la jauge, aux tarifs de location, à notre liberté d’action, etc.). C’est pourquoi nous avons décidé, dès 2006, d’investir chaque année un espace différent et disponible sur le territoire de la commune. Depuis, l’idée de changer d’endroit tous les ans est devenue très excitante : c’est en quelque sorte un challenge, car il faut s’adapter et créer un lieu éphémère de concerts, de découvertes et de convivialité. Le seul inconvénient réside dans le fait qu’il nous faut jouer un contre-la-montre dès janvier, pour dégotter un lieu digne d’accueillir le festival. Et c’est de plus en plus compliqué à Lyon intra-muros.

Comment se présente cette 11e édition ?
Il y a d’emblée quelques modifications par rapport aux précédentes. Pour des raisons d’organisation et de budget, nous avons tout d’abord décidé de réduire la durée du festival à 3 jours (exit le mercredi). En revanche, nous augmentons la capacité d’accueil (jusqu’à 3 000 personnes), et les concerts seront proposés sur 2 scènes les vendredi et samedi soir. Le vendredi sera placé sous le signe du dub. En version live sur la 1re scène avec High Tone en tête d’affiche, et en sound (clash !) system sur l’autre, avec notamment Aba Shanti I et Martin Campbell accompagnés de groupes français comme Stand High ou Dub Machinist et I Tist. Quant au samedi, la 1re scène résonnera sous le signe de l’électro bass avec les mythiques producteurs Si-Begg et Pole, ainsi que la relève de la scène française incarnée Likhan, échappé de l’écurie 7even Records. L’autre scène sera le théâtre du “hip-hop indé” sous toutes ses coutures avec notamment Under Kontrol et quelques jeunes recrues de Jarring Effects comme Ben Sharpa ou Oddateee.

Quelques mots sur la carte blanche à High Tone (groupe phare de JFX le label) ?
Les High Tone ont rarement pu participer au festival, car ils sont souvent en tournée à cette période de l’an-née. Pour cette 11e édition, ils ont ainsi décidé de s’investir totalement et de prendre en charge la programmation et l’organisation de la soirée “dub collision” du vendredi 2 octobre. En résumé, ça promet !

Quant à la soirée d’ouverture ?
Si la programmation est dans son ensemble clairement orientée vers l’électro, le dub et le hip-hop, nous avons néanmoins pris le parti, comme chaque année, de proposer le jeudi 1er octobre une soirée dédiée aux musiques “plus expérimentales” avec Pan Sonic (c’est a priori leur dernière tournée), Orka (accompagné de Yann Tiersen), Von Magnet et Pierre Bastien, l’homme-orchestre ! Voilà donc pour ciseler plus qu’ho-norablement le début des hostilités.

Et voguent les hordes sur les quais de Perrache. Riddim Collision, du 1er au 3 octobre au marché de gros à Lyon. La programmation intégrale sur www.riddimcollision.org

Laurent Zine


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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