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Chaos Danse
à l’Astrée

Pour sa 7e édition, Chaos Danse invite au Théâtre Astrée à une fête de la danse avec 3 créations, 5 compagnies professionnelles, 3 centres de formation et les Rencontres universitaires de danse.

Entretien avec Françoise Maimone, femme de théâtre initiatrice du festival.

Que signifie le nom du festival Chaos Danse ?
Il s’inspire d’une phrase de Nietzsche que j’aime : “Il faut avoir du chaos en soi pour accoucher d’une étoile qui danse.” Chaos Danse est né alors que je dirigeais encore l’espace Gérard-Philipe. Je côtoyais et programmais régulièrement des danseurs comme Denis Plassard ou Yuval Pick… J’avais envie de mettre en place une espèce de fête de la danse… Les choses ont démarré ainsi, de manière très humble, mais pleine de conviction. Nous ne sommes pas la Biennale, mais il y a certainement une place pour ce lieu-là dans la région. La danse, c’est encore plus difficile à produire que le théâtre. Beaucoup de compagnies n’ont souvent pas les moyens de montrer leur travail.
Et qu’est-ce qui a changé, il y a 4 ans, avec votre déménagement au Théâtre Astrée sur le campus de la Doua ?
Nous avons maintenu le festival et nous lui avons même associé des centres de formation, tels le CNSMD, TDMI, le conservatoire de Lyon… Sur le campus, nous collaborons aussi avec l’INSA, qui a une classe de danse-études, ou avec les étudiants de sport des Staps. Le public de l’Astrée est curieux, ouvert, composé de lycéens, d’étudiants, de professeurs, d’amateurs de théâtre ou de danse. Les spectacles aussi sont variés : nous accueillons du théâtre contemporain comme du classique, de la danse. Les gens ont pris l’habitude de découvrir.
Quel sera le programme cette année ?
Difficile de tout citer ! Theatri del Vento, une compagnie qui s’est déjà produite ici, présente une création, Hanami. Son chorégraphe, Gaetano Battezzato, a d’ailleurs fait une chorégraphie pour le CNSMD, qui se produit en ouverture du festival. François Veyrunes, qui vient de Grenoble, présente aussi une création, Malgré nous. Nous verrons également Rezo, de Sylvie Pabiot, chorégraphe de Clermont-Ferrand, et (HBDP)2, une chorégraphie de Bruno Pradet et d’Hervé Diasnas, dont le travail est très proche du théâtre. Il y aura encore Nina Dipla, accueillie l’an dernier pour un solo. C’est une très belle danseuse, qui a travaillé avec Pina Bausch, et qui a un univers doux, féminin, sensuel et charnel. Elle présente cette année Attraction invisible, en duo, et va encadrer des stages pour les étudiants dans le cadre des Rencontres universitaires de danse, accueillies par l’INSA. Je crois qu’il faut tout voir, être curieux. Nous ne sommes pas dans la société culturelle marchande, mais nous ne faisons pas non plus dans la sous-culture. Bien au contraire. Nous avons envie d’une grande qualité et de rigueur dans le travail. De plus, le Théâtre Astrée n’est peut-être pas trop connu, mais il dispose d’un très beau plateau, avec un rapport scène-salle assez rare.
Vous êtes une femme de théâtre : qu’est-ce que la danse apporte au théâtre ?
Elle permet de prendre conscience que tout passe par le corps. La voix, l’“être là”, s’exprime par le corps. Elle offre un rapport au monde plus sensuel, aussi. Et l’écriture chorégraphique, qui me fait penser à des hiéroglyphes, est une écriture de l’espace et du temps par le corps.

Du 10 mars au 3 avril au Théâtre Astrée, 04 72 44 79 45

Florence Roux


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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