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Klaxons est heureux de vous annoncer la naissance de son 1er opus, Myths of the Near Future, recueil explosif de 11 bombinettes techno-punk, acid-rock ou new rave - appelez ça comme vous voulez. Klaxons, donc, trio anglais azimuté, est le dernier avatar en vogue de la génération MySpace. Des garçons bien sous tous rapports qui ont eu envie d'inventer une pop subversive, fraîche et dance. Rien de plus banal. Mais aussi des allumés du bocal tout à la fois branchés musiques (ils vous citent pêle-mêle Kraftwerk, Nirvana, Pantera, Mickael Jackson, Can, Libertines ou Liars) et lettrés (leurs paroles sont truffées de références, de J. G. Ballard à Brautigan en passant par Burroughs et Jarry).
Le résultat est bluffant de n'importe quoi, mais avec le petit plus qui fait tout. Klaxons invente la pop du 3e millénaire, celle qui ose les sirènes stridentes, les gimmicks acid-house et les gros beats technoïdes, mais assure aussi côté guitares griffues, basses vrombissantes et mélodies héroïques. "Du rock indé avec des accroches pop fortes qui se fondent dans un esprit rave festif", s'amuse à rappeler leur bassiste, Jamie Reynolds. Parce que le but du jeu avoué, ici, est de s'éclater, faire la fête et danser sans penser à rien. Retour à la case rave pour les ambiances live, avec force sifflets, bâtonnets phosphorescents et badges smiley.
Nouveaux codes vestimentaires de ravers fous (sweats à capuche, baskets flashy) à l'appui, ces allumés de dancefloors jouent à toute blinde et ne vous laissent pas une seconde de répit. "De la pop sous MDMA", aiment-ils à clamer. Avec des singles tubesques taillés à l'emporte-pièce (tels Magick ou Atlantis to Interzone), leurs mélodies hypnotiques jouissives et une énergie démentielle, les petits Anglais s'annoncent comme la sensation de l'année. À ne louper sous aucun prétexte.
Le 6 mars au Ninkasi Kao, 04 72 76 89 00
Anne Huguet |