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Israel
Galván - Tabula rasa
Rodriguez Aparicio©
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Instances
#4
La danse sinstalle pour 5 jours
à Chalon-sur-Saône, un festival qui a vu le
jour il y a quatre années. Découvrir et montrer
sont les leitmotivs de ces journées. Orchestrée
par Jean-Marc Adolphe (rédacteur en chef de la revue
Mouvement) la programmation dInstances #4 sinscrit
dans une continuité, celle des nouvelles techniques
corporelles, mouvements dansés et improvisations.
LEspagne est à lhonneur, lOpéra
de Lyon est présent avec trois chorègraphies
très rythmées et en même temps très
abstraites. |
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Comment
sest articulée la programmation de cette 4ème
édition dInstances ?
Dans la continuité des précédentes
éditions, après avoir invité des compagnies
italiennes (en 2004) et proposé un focus sur la création
contemporaine en Belgique lan dernier, il me paraissait
intéressant de montrer ce qui se passe en Espagne,
où les conditions de production et de diffusion restent
difficiles, mais où une certaine effervescence est
en train de reprendre, notamment en Catalogne. Certains
des spectacles présentés (notamment Ángels
Margarit et Israel Galván) viennent dêtre
créés et sont invités pour la première
fois en France. Instances doit faire connaître de
nouvelles uvres et accompagner des créations.
Cette année, cest une pièce de Christophe
Haleb, Domestic flight, qui sera créée en
résidence à lEspace des Arts.
Pouvez-vous nous dire quelques mots sur cette création
de Christophe Haleb ?
Tout dabord, la démarche artistique de Christophe
Haleb est quelque peu atypique, et elle suit son chemin
sans appartenir à aucune mode. Et cest un chorégraphe
qui ne se contente pas de créer pour créer,
mais qui cherche à inventer de nouveaux modes de
production, et qui met à lépreuve des
questions fort pertinentes sur la responsabilité
sociale de lartiste. Avec Domestic flight, il sattaque
aux clichés de la masculinité. Cela devrait
être plus caustique que glamour
Vous aviez envie de montrer plusieurs facettes de
la danse espagnole en proposant des chorégraphies
de Maria Muñoz (Cie Mal Pelo) et dÁngels
Margarit, une danse très comtemporaine, et un spectacle
de flamenco (Israel Galván)
Je nai pas eu à beaucoup me forcer : ce sont
des choix qui reflètent ce que jaime ! Maria
Muñoz et Ángels Margarit sont deux personnalités
importantes, pionnières, de la danse contemporaine
à Barcelone. Cest une danse à la fois
abstraite et sensuelle, dont je métonne quelle
ne soit pas davantage invitée en France. A leurs
côtés, je tenais aussi à inviter Mónica
Valenciano, dont la danse est plus expressive,
un peu sauvage; et deux toutes jeunes artistes de Barcelone,
Elena Albert et Victoria Macarte. Quant à Israel
Galván, mon goût pour le flamenco nest
pas nouveau, et ça na rien à voir avec
un quelconque folklore passéiste. Certes, le flamenco
est héritier dune longue tradition, mais quand
vous voyez danser Israel Galván, en particulier dans
cette pièce assez radicale quest Tabula rasa,
vous êtes vraiment confronté à une expression
contemporaine.
On retrouve le tryptique de lOpéra de Lyon
(Sasha Waltz, Anne Teresa de Keersmaeker, Maguy Marin) qui
avait presenté ces pièces à Lyon en
février.
Cest la première fois au sein dInstances,
mais depuis que Philippe Buquet a pris la direction de lEspace
des Arts de Chalon-sur-Saône, le Ballet de lOpéra
de Lyon y est invité chaque année. Tout simplement
parce quil ny a pas de meilleure opportunité
de montrer, dans dexcellentes conditions, un répertoire
contemporain qui peut amener un large public à prendre
goût à des esthétiques quil ne
connaît pas encore forcément.
La danse est en pleine transformation depuis de
nombreuses années, en tant que programmateur de cet
événement doublé de votre travail de
rédacteur en chef de la revue Mouvement, comment
analysez-vous cette rencontre du travail chorégraphique
qui dépasse maintenant le seul champ de la danse
?
Henri Michaux parlait très simplement du mouvement
qui déplace les lignes. Longtemps, on a figé
la danse dans des postures censées figurer une fois
pour toutes la grâce et la beauté. La danse
contemporaine est venue bousculer tout ça, et elle
ne cesse de se transformer et de se réinventer. Tant
mieux ! La danse nest pas ceci ou cela,
à mes yeux elle est une énergie nomade qui
rejoue chaque fois son identité dans de nouveaux
alliages. En ce qui me concerne, depuis le début
des années 80, la danse contemporaine ma appris
à être curieux de tout ce que je ne connais
pas encore. Et le chemin continue
Espace des Arts du 21 au 25 novembre, 03 85 42 52
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Bruno
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