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Loïc
Lantoine chante et parle. Son premier disque Badaboum sorti en ce mois
de février sur le label des Têtes Raides Mon Slip et une
tournée, permettront d'entendre ses élucubrations. Loïc
Lantoine est sur les routes, toujours, depuis quelques années,
des bars à Paris, des bars à Lille, des bars un peu partout,
il fallait bien commencer à chanter et à parler, à
dire ce qu'on a à dire. Seul d'abord, puis un jour c'est la rencontre
de François Pierron.
De seul on devient deux, un duo, un groupe, deux voix à l'unisson
des mots et des sons. Cordes vocales et cordes de contrebasse en cur,
presque des frères "la base a été créée
à deux, on continue à s'étonner et on est loin d'en
avoir fait le tour. On n'a jamais eu le besoin de tourner à plus,
on ne se l'interdit pas mais pour l'instant on est bien comme ça".
Loïc Lantoine appartient à cette génération
qui n'écoutait pas de la chanson, mais était plongé
dans l'univers du rock et de ses groupes anglais ou américains.
"Je trouvais ça ringard la chanson, plus tard je l'ai découverte
et puis c'est devenu rapidement une passion. Il y a eux des rencontres
importantes comme celle de Leprest."
On va chercher des références, Loïc Lantoine ressemble
à qui ? Ses influences ? Beaucoup sûrement, mais rien qui
saute aux yeux, des bouts quelque fois mais rien d'immédiat. "Il
y en a beaucoup, c'est sûr que dans l'histoire c'est important,
des gens comme Alain Leprest, Jehan dans la construction, dans la façon
de voir le métier."
C'est l'inhabituel qui fait le talent de Lantoine, cette façon
d'utiliser les mots, c'est souvent surprenant et beau, violent ou tendre,
mais jamais innocent. Puis la contrebasse qui apporte son ronflement,
qui gonfle jusqu'à faire exploser le son. "Pour l'écriture
des textes j'attends juste le moment où je pense que l'émotion
est là et que je vais pouvoir la retraduire en mots. J'attends
pas forcément la super idée, après dans la forme
je ne m'interdis rien. Depuis peu de temps on bosse aussi un peu à
l'envers, c'est François qui va faire la musique et moi qui vais
me laisser guider par l'émotion de sa musique."
Puis il y a les rencontres, Celle de La Rue Kétanou, "on a
presque commencé ensemble, eux un peu avant, c'est de l'amitié."
Puis il rencontre Jean Corti et s'ensuit naturellement la rencontre avec
les Têtes Raides. "Après ça s'est enchaîné,
ils m'ont proposé d'enregistrer pour leur label et pour un premier
album les conditions étaient vraiment royales." Beau visuel
des Chats Pelés. La Rue Kétanou, Jean Corti, quelques Têtes
Raides sont venus rejoindre le duo le temps d'un titre ou deux, les liens,
les amitiés pour donner une couleur à telle chanson. "Ce
sont des gens avec qui ont a une histoire".
La dernière fois qu'ils se sont produits à Lyon c'était
au Transbordeur en première partie de Bénabar, le disque
sort et les tournées continuent."C'est surtout les endroits
qui vont changer, avant on tournait énormément dans les
bistrots, c'était inévitable pour se faire un public et
se faire plaisir en jouant." Loïc Lantoine sera en concert pendant
le festival L'Appeau Des Mots à la Salle des Rancy puis en mai
au Festival Paroles et Musiques. "Saint Etienne ce fut un choc, ce
festival est vraiment très bon. L'année passée on
y était déjà et on a eu du mal à partir, on
est même resté deux jours de plus. Cette année on
sera là-bas aussi avec François, en ouverture aussi avec
un groupe que l'on a monté qui s'appelle Mon Côté
Punk avec des musiciens de La Rue Kétanou, Padam et d'autres encore.
On jouera aussi dans la semaine, et puis on leur a dit qu'on ira leur
faire un petit peu des bordels dans les bars de Saint-Etienne parce qu'on
les aime bien et qu'on est bien là-bas."
Bruno
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