JANVIER
N°67
Albert Agostino
Laurent Vercelletto
Denis Plassard
Abou Lagraa
Nième Compagnie
Les Sans-papiers
Noam Chomsky
FEVRIER
N°68
Edward Bunker
La Tribu Hérisson
Richard Brunel
Sylvie Lindeperg
MARS
N°69
Arno
The Strokes
Femi Kuti
Goran Bregovic
Dominique A
Michel Del Castillo
Compagnie Käfig
Yorgos Loukos
Les Trois-huit
Philippe Mangenot
Noam Chomsky
Olivier Cadiot
AVRIL
N°70
Patrick Eudeline
Charlie Haden & Dave Holland
Dominique Lardenois
MAI
N°71
Tarmac
High Tone
Le Tigre
Christian Bourigault
The Jon Spencer
Blues Explosion
JUIN
N°72/73
Bruno Meillier
Sonic Youth
Le Peuple de l'Herbe
Lo'Jo
Lionel Hoche
Jo Lansley & Helen Bendon
SEPTEMBRE
N°74
Pierre Astier
Guy Darmet
Party A Ground Zero
Sayag Jazz Machine
OCTOBRE
N°75
Alexandre Varlet
Red
Little Bob
André Julliard
Will Self
NOVEMBRE
N°76
Anne-Marie Pascoli
The Jon Spencer Blues Explosion
DECEMBRE
N°77
Costes
CNAC
Charles Picq
Général Alcazar |
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Little
Bob
&
la story en quelques lignes
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Peu
de musiciens français peuvent se gargariser d'être un
pionnier en matière de rock. Petit Bob fait partie de ceux-là.
Pourtant, en toute simplicité, l'homme dévoile son histoire,
raconte avec son propre enthousiasme les tournées des mid 70's
en Angleterre devant un parterre de futur Clash, Generation X, Sex
Pistols, Pretenders et autres consorts. Bob lui n'est ni nostalgique
ni aigri par le temps; il poursuit sa quête du Saint Graal à
son rythme et au gré de ses humeurs. Il avoue avoir fait du
chemin depuis Les Apaches -première formation des 60's avec
laquelle il jouera au Golf Drouot- mais "Grand Petit Homme"
considère l'histoire comme un fait et fourmille de projets
pour l'avenir.
Qu'est-ce qui t'a le plus manqué lorsque tu es venu habiter
en France en 1958 ?
La première chose, un truc con, c'est le soleil. Je suis originaire
d'Alessandria, une petite ville de 100 000 habitants, un gros centre
ferroviaire entre Gêne, Turin et Milan. C'est le début
du Piémont. L'esprit est un peu province, genre avoir toujours
des belles fringues pour Pâques par exemple. En Italie au printemps
il fait déjà beau et avec les copains on jouait au foot
sur la place. Quand je suis arrivé au Havre, j'ai chopé
le blues tout de suite. Les pavés mouillés, le ciel
gris et en plus il a neigé quelques jours après.
Comment s'est formé Little Bob Story et pourquoi avoir choisi
ce nom ?
Les choses ont découlé les unes des autres. Quand j'ai
démarré tout jeune presque en culottes courtes, avec
mon premier groupe : Les Apaches, c'est parce que j'entendais de la
musique soit dans le juke-box, soit à la télévision.
De fil en aiguille c'est devenue LBS après pas mal de temps.
Pour les musiciens, je les connaissais déjà parce qu'ils
jouaient tous dans d'autres formations et un jour un de mes amis m'a
dit que j'avais une longue histoire dans la musique, d'où La
Strory.
Un mot sur le premier album High Time qui reste un très
bon disque même s'il est teinté 70's.
L'album est sorti en mai 1976 pour mon anniversaire. Nous l'avons
enregistré live dans un studio du sud de la France. Il est
produit par l'ingénieur du son et le groupe. A l'époque
on a mis dedans tout ce que l'on savait faire. J'aime bien le son
brut, presque punk, et puis la photo de la pochette représente
une vue de nuit des industries du Havre, notre ville.
Premier album live en 1979; pourquoi ce disque et que représente-t-il
pour toi maintenant ?
Ce disque est un peu charnière dans la carrière de La
Story. C'est la fin d'une époque. Guy George (le guitariste)
était mal en point et il fallait qu'il fasse une pause. Nous
avons enregistré trois soirs de suite au Greyhound Cafe et
au Music Machine de Londres pour en tirer les neuf titres de l'album.
Un soir l'un des musiciens avait un peu trop forcé sur le Jack
Daniels, donc certaines notes de morceaux que je voulais voir figurer
sur le disque étaient fausses. Même si je n'aime pas
faire ça, nous avons dû rejouer quelques parties. Il
est dommage que RCA n'ait pas souhaité le ressortir en compact
à l'époque où ils ont réédité
Come see me et Light of my town.
Pourquoi avoir entamé une carrière solo à
partir de 1989 ?
C'est simple, je pense que nous étions arrivés à
la fin de La Story. Le groupe changeait tout le temps et je souhaitais
pouvoir mieux diriger ma carrière, être un peu plus libre
de mes envies.
Après avoir un peu parlé du passé, quels sont
tes projets pour l'avenir ?
Pour l'avenir proche c'est la tournée de Libero mon nouvel
album. On fait trente-cinq dates en France et j'aimerais bien retourner
jouer en Angleterre aussi. J'ai envie d'enregistrer un nouveau disque
live, ce sera peut-être en acoustique parce que tout le monde
me le demande.
F.
Pogo
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