JANVIER
N°45
Jean-Luc Benoziglio
Nième Compagnie
Régine Chopinot
FEVRIER N°46
Erik Truffaz
Arthur H
Philippe Vincent
Claire Rengade
Brigitte Giraud
Le Pez Ner
MARS
N°47
Dominique Bagouet
Musiques en scène
Ousmane Sow
Gilles Chavassieux
Saïan Supa Crew
Thomas fersen
John Coltrane
AVRIL
N°48
Sally Nyolo
Tibet un peuple en sursis
Turak au Laos
Jean Bolcato
MAI
N°49
José Bové
Bell Oeil
Idir
Quatuor Hélios
High Tone
JUIN
N°51/51
Partage d'exotisme
JAVA
Anthony Braxton
Anna Karina
SEPTEMBRE
N°52
Delphine Gaud
Cie Accrorap
Nième Compagnie
Virginie Despentes
Le Peuple de l'Herbe
Bruno Chevillon
OCTOBRE
N°53
Maguy Marin
Brooklin Funk Essentials
Gopf
Biennale Internationale de Design
Bernard Lubat
Bob Dylan
NOVEMBRE
N°54
Emir Kusturica
Elliott Murphy
Charlie Brozzoni
Planète Comet
Denis Lavant
Glen Gould
Avatarium
Claire Rengade
DECEMBRE
N°55
Assassin
David Krakauer
Musée d'Art Contemporain |
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Planète
Comet
l'Afrique en trame
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Le
grand sorcier des rythmes afros est de retour. Tony Allen, l'homme
des peaux de tambours du Fela des années 70's, inventeur de
la partie rythmique de l'afro-beat, donne la pulsion à cette
musique née du télescopage entre la musique africaine
traditionnelle, le funk et le jazz. C'est en frôlant, effleurant,
tapant sur la caisse claire, le tom médium, la grosse caisse,
que le divin Tony Allen continue avec un réel bonheur son parcours
dans la musique avec un jeu unique. Le voici à nouveau sur
scène et en piste pour un nouvel album, grâce à
la rencontre d'Eric Trousset et de Manu Boubli, deux passionnés
de musique. L'Afro-beat pourrait redevenir la nouvelle transe des
années à venir.
Rencontre avec Manu, un des fondateurs du label Comet.
L'histoire
Avec Eric on se connaît depuis la fin des années de Lycée.
Il y a sept ans on a ouvert un club, le Sitéa, c'était
une formule qui n'existait pas vraiment à Paris, entrée
libre et soirées avec une partie live et une partie Djs. La
suite logique de cette programmation de club après deux ou
trois années, ce fut l'envie de travailler avec ces musiciens,
donc en produisant; ce qui a été d'autant plus décisif
fut la rencontre avec Tony Allen. On est un peu tombé des nues,
il y avait ce mec qui est un immense musicien, qui a un truc vraiment
unique, son jeu de batterie, mais il n'avait ni éditeur, ni
producteur, ni manager, ni rien du tout. Il tournait dans les clubs
parisiens, il était complètement laissé à
lui-même. On a commencé par aller voir des labels en
France et à l'étranger et il s'est avéré
qu'il n'y a pas vraiment eu de réactions enthousiastes, tout
le monde pensait que le gars était un peu vieux, que l'afro-beat
ne se vendait pas
etc. Voilà le label est né comme
ça.
Les compilations
Il y a la rencontre de Tony qui est assez décisive là-dessus.
En ce qui concerne les compilations, c'est plus une recherche que
je fais depuis longtemps, je n'avais pas envie de faire une compilation
de plus, c'est des "années de travail", c'est du
chinage profond, et il y a aussi tout un réseau relationnel
d'amis qui m'aident. Au niveau artistique je reste seul, sinon il
y a pas mal de personnes qui me rabattent des morceaux.
Les projets
Pour l'avenir, en ce qui concerne la collection Afro de manière
quasi certaine, c'est la dernière. Nous n'avons pas envie de
tomber dans l'anecdotique, la troisième compilation permet
de clore l'histoire. Maintenant le travail de réédition
est toujours là, je prépare une compilation assez différente,
plus cha-cha-cha, vocal jazz, ce sera centré sur ce genre de
chose produit en France dans les années 60's. C'est un peu
plus décalé et puis après on a d'autres choses
en tête, ce serait des rééditions d'albums
Tony Allen
Tony Allen finit les prises du prochain album, c'est le tout début
du processus, pour l'instant ce sont des prises toutes droites, basse/guitare/batterie/claviers
et un peu de voix, ça va s'enrichir de collaborations au fil
des mois. L'album sortira à la rentrée prochaine, il
permettra de découvrir une autre facette du batteur, il sera
plus riche aux niveaux des cuivres et des voix.
Les mixes
On va mixer à la Marquise où nous étions venus
l'année passée. On mixe un peu à l'image du label,
à la fois des choses plus anciennes comme les compilations
et des nouveautés que comme certains de nos projets. Toujours
dans un esprit très soul, assez organique.
Tony Allen (2)
Il est resté avec Fela jusqu'à la fin des années
70's, ensuite il est venu en Europe, en Angleterre où il a
sorti un disque qui a bien marché. Martin Messonnier est venu
le chercher à Londres pour enregistrer avec lui, il a signé
chez Barclay pour un disque qui n'est jamais sorti. Beaucoup d'énergie
pour pas grand chose, ensuite une album a vu le jour chez Cobalt il
y a sept-huit ans. Il faisait la tournée des clubs avec un
quartet de jazz, voilà un peu son parcours.
Fela
Il n'en parle pas spontanément, maintenant ça dépend
de la façon dont on l'amène à parler de ça.
C'est quelqu'un de réservé qui n'a pas tendance à
parler beaucoup de lui-même. Tony a quitté Fela parce
qu'au bout d'un moment il en a eu marre; Fela se reposait beaucoup
sur lui pour ce qui était la gestion du groupe. En gros Fela
faisait son truc et Tony étai le boss du groupe. Ça
lui pesait un peu et il avait envie de faire sa propre musique, ce
qui n'est pas facile quand on est avec un mec de la trempe de Fela.
Même les premiers albums de Tony qu'il a faits au Nigeria, les
trois premiers sur les quatre, sont coproduit par Fela, il n'avait
pas tout a fait la liberté artistique qu'il souhaitait parce
qu'il y avait la présence de Fela qui imposait une certaine
façon de mixer, de concevoir la musique.
Bruno
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